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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 05:11
Keep grievances against others and pray, that amounts to sow seeds in the sea and hope for a harvest. (St. Isaac the Syrian)

Keep grievances against others and pray, that amounts to sow seeds in the sea and hope for a harvest. (St. Isaac the Syrian)

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume : 
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction. 
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant, 
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. 
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère. 
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche. 
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi : 
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. 
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée. 
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. 
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire. 
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli. 
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux. 
 



 

Par Méliton de Sardes

(?-v.195), évêque 
Homélie pascale (passim) 

 

« Je suis venu non pas abolir mais accomplir la Loi »

 

L'immolation de la brebis, le rite de la Pâque et la lettre de la Loi ont abouti au Christ Jésus en vue de qui tout est arrivé dans la loi ancienne et davantage encore dans l'ordre nouveau.

Car la Loi est devenue le Verbe, et d'ancienne, elle est devenue nouvelle..., le commandement s'est transformé en grâce, la figure en vérité, l'agneau est devenu fils, la brebis est devenue homme et l'homme est devenu Dieu... 

Le Seigneur, étant Dieu, revêtit l'homme, souffrit pour celui qui souffrait, fut enchaîné pour celui qui était captif, fut jugé pour le coupable, fut enseveli pour celui qui était enseveli.

Il ressuscita des morts et déclara à haute voix :

« Qui disputera contre moi ?

Qu'il se présente en face de moi ! »

(Is 50,8).

C'est moi qui ai délivré le condamné ; c'est moi qui ai rendu la vie au mort ; c'est moi qui ai ressuscité l'enseveli.

« Qui ose me contredire ? » C'est moi, dit-il, qui suis le Christ, qui ai détruit la mort, qui ai triomphé de l'adversaire, qui ai lié l'ennemi puissant et, qui ai emporté l'homme vers les hauteurs des cieux; c'est moi, dit-il, qui suis le Christ 

Venez donc, toutes les familles des hommes, pétries de péchés, et recevez le pardon des péchés.

Car c'est moi qui suis votre pardon, moi la Pâque du salut, moi l'agneau immolé pour vous, moi votre rançon, moi votre vie, moi votre résurrection, moi votre lumière, moi votre salut, moi votre roi.

C'est moi qui vous emmène vers les hauteurs des cieux ; c'est moi qui vous ressusciterai ; c'est moi qui vous ferai voir le Père qui existe de toute éternité, c'est moi qui vous ressusciterai par ma main puissante. 

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Certains, sans accomplir les Commandements,

pensent cependant qu'ils possèdent la vraie Foi.

D'autres accomplissent les Commandements,

et ensuite s'attendent à ce que le Royaume

leur soit donné en récompense.


Tous les deux ont tort.


(Saint Marc l'Ascète)

QU'EST-CE QU'UN "HOMME D'HONNEUR" ?...

« L’homme d’honneur, héros ou saint, souffre de la médiocrité ambiante, plus que nul autre ne peut en faire l’expérience. Mais cela ne le conduit pas au désespoir. Il n’essaie pas de défier cette médiocrité. Il ne la combat qu’en se jetant à corps perdu dans l’exercice de la charité. Pas celle qui s’affiche, succédané de vraie charité, sur les écrans de télévision ou dans les pages glacées des magazines, mais celle qui ne fait pas de bruit. L’homme d’honneur n’arrache rien et ne se fait pas justicier. Il comble au contraire de trésors invisibles ce qui se complaît dans le médiocre. Il n’est pas un réformateur. Saint François d’Assise n’est pas Martin Luther. [...]

L’homme d’honneur n’est jamais corrompu par la médiocrité, alors que celui qui se pose en juge, subissant la fascination du mal, sera peu à peu transformé, défiguré par l’objet de sa haine. Certes, la douce pitié de Dieu cache toujours quelque stratagème insurpassable pour sauver même ce qui risque de se précipiter tête première vers l’enfer. L’homme d’honneur ne se jette jamais dans la révolte et ne laisse pas son cœur être entraîné par l’amertume.

Quant à la caractéristique de l’homme d’honneur chrétien, elle tient dans la priorité accordée au Royaume de Dieu, un homme capable, idéalement, de consacrer une part égale de sa vie à l’action et à la pensée alliée à la contemplation. Un tel équilibre est rare. L’époque contemporaine n’est pas avare en hommes d’action, tout au moins en hommes qui en donnent l’apparence, qui bougent, qui voyagent, qui remuent et font remuer les choses, des choses... Elle est plus pingre en ce qui concerne la réflexion et la contemplation car elle ne les favorise point, ayant horreur de ce qui permet de juger, de discerner, de prendre du recul, d’admirer, de s’étonner. Elle rabote et piétine les esprits qui feraient preuve d’indépendance et de liberté. Il s’agit d’un vertige universel, qui nous saisit tous, dans une plus ou moins large mesure. Mais nous sommes libres de nous y soustraire si nous optons pour l’honneur, contre l’opportunisme et l’hédonisme. Il subsiste dans le monde des franges d’humanité où l’effort pour connaître et aimer n’est point mort, franges qui sont et seront de précieuses réserves, les dernières sans doute, pour répondre à l’agression contre les esprits et l’Esprit. »

(Suite en bas de la "newsletter" du jour)

Père Jean-François Thomas s.j., Les Mangeurs de cendres. petit traité spirituel (ch.II), Via Romana, Versailles, 2016. (pp.68-70)

Jean-François Thomas,hommes,honneur,passé,avenir,patience,ordre,espérance,vérité,Evangile

 

Constantin Meunier (1831-1905) & Alfred Verwee (1838-1895), Labourages des moines (1863)
Abdijmuseum Ten Duinen, Koksijde (Collection Vlaamse Gemeenschap)
(Crédit photo)

Par Saint Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélies sur Mt, 44 (trad. Véricel, L'Evangile commenté p. 138s) 

 

« Sur la bonne terre, ils ont donné du fruit »

 

« Voici que le semeur est sorti pour semer. »

D'où est-il sorti, celui qui est présent partout, qui remplit l'univers entier ?

Comment est-il sorti ?

Non pas matériellement, mais par une disposition de sa providence à notre égard : il s'est rapproché de nous en revêtant notre chair.

Puisque nous ne pouvions pas aller jusqu'à lui, nos péchés nous en interdisant l'accès, c'est lui qui vient jusqu'à nous. Et pourquoi est-il sorti ?

Pour détruire la terre où foisonnaient les épines ?

Pour en punir les cultivateurs ?

Pas du tout.

Il vient cultiver cette terre, s'en occuper et y semer la parole de sainteté. Car la semence dont il parle est, en effet, sa doctrine ; le champ, l'âme de l'homme ; le semeur, lui-même... 

On aurait raison de faire des reproches à un cultivateur qui semait si largement...

Mais quand il s'agit des choses de l'âme, la pierre peut être changée en une terre fertile, le chemin peut n'être pas foulé par tous les passants et devenir un champ fécond, les épines peuvent être arrachées et permettre aux grains de pousser en toute tranquillité.

Si ce n'était pas possible, il n'aurait pas répandu son grain.

Et si la transformation n'a pas lieu, ce n'est pas la faute du semeur, mais de ceux qui n'ont pas voulu se laisser changer.

Le semeur a fait son travail.

Si son grain a été gaspillé, l'auteur d'un si grand bienfait n'en est pas responsable. 

Remarque bien qu'il y a plusieurs façons de perdre la semence...

Autre chose est de laisser la semence de la parole de Dieu se dessécher sans tribulation et sans tracasserie, autre chose de la voir périr sous le choc des tentations...

Pour qu'il ne nous arrive rien de semblable, gravons la parole dans notre mémoire, avec ardeur et profondément.

Le diable aura beau arracher autour de nous, nous aurons assez de force pour qu'il n'arrache rien en nous.

Garder des griefs contre autrui et prier,

cela revient à semer des graines en mer

et espérer une récolte.

(Saint Isaac le Syrien)

 

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

Saint Victor

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Victor est un martyr marseillais éxécuté en 290.

 

Victor était un officier de l'armée romaine.

Converti au christianisme, il refusa d'abjurer lors d'une persécution.

Il aurait été humilié par la foule hostile, puis emprisonné avec trois hommes qu'il aurait convertis, Longin, Alexandre et Félicien.

Tous condamnés à mort, les trois disciples furent décapités mais Victor fut broyé par une meule devant les bains publics.

Son image est parfois accompagnée par une meule, le voici en chevalier.

 

Un grand monastère St Victor existait à Marseille dès le Vème siècle, à Paris la célèbre abbaye St Victor, fut un grand centre  de la vie intellectuelle.

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Pour célébrer Saint Victor, Alexandre, Longin et Félicien,

martyrs à Marseille:

Tropaire ton 1

Officier , tu refusas de trahir le Christ,*
En acceptant de sacrifier aux dieux païens.*
Mené en prison, tu convertis les gardiens,*...
Alexandre, Longin et Félicien, au Christ.*
Et comme blé du Pain de Vie, tu fus broyé.*
Saint Victor, prie le Seigneur de sauver nos âmes!

(http://calendrier.egliseorthodoxe.com/…/s…/juillet21bis.html)

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Sainte Praxède

Vierge

(✝ 164)

 

Au temps où l’empereur Marc Aurèle persécutait les chrétiens, Praxède, vierge romaine, sœur de Pudentienne, assistait les fidèles de ses richesses et de ses soins, les consolait, et leur rendait tous les devoirs de la charité. Elle cachait ceux-ci dans sa maison, exhortait ceux-là à persévérer dans la foi, ensevelissait les corps des autres. Elle ne manquait en rien à ceux qui étaient enfermés dans les cachots ou traités en esclaves. Les deux sœurs firent construire un baptistère dans leur demeure, où se trouvait déjà une chapelle, pour faire baptiser les catéchumènes. Elles furent aidées dans leur entreprise par le pape Pie Ier (140-154) et le prêtre Pastor. Pudentienne mourut en martyre à l'âge de seize ans et fut inhumée dans les catacombes de Sainte-Priscille, près de son père, via Salaria.

Après la mort de sa sœur Pudentienne, Praxède issue d'une ancienne souche noble, transforma ses palais en églises où nuit et jour les païens accouraient en foule au baptême. La police impériale respectait la demeure d'une descendante des Cornelii. Délivré de la tutelle d'Antonin son père adoptif, Marc Aurèle ne devait pas connaître longtemps cette barrière. Une descente eut lieu. Nombre de chrétiens furent pris et massacrés.

La vierge vit tout frappé autour d'elle, sans elle-même être atteinte. Brisée, elle se tourna vers Dieu et demanda de mourir, si toutefois il lui était avantageux de mourir. Aussi fut-elle appelée, le douzième jour des calendes d’août, à recevoir au ciel la récompense de sa piété. Son corps fut déposé, par le prêtre Pastor, dans la sépulture de son père et de sa sœur Pudentienne.

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Marcella, Virgin-Martyr of Chios (ca. 1500)

Her mother died when she was very young, and she was brought up by her father. As she grew older, she grew in virtue and beauty. Her father conceived an illicit desire for her and made improper advances toward her, which troubled her so greatly that she fled her village and hid in the mountains.

 

 Her father pursued her, even wounding her with arrows in his effort to possess her. Finally she took refuge in a cloven rock. When her father found that he could not drag her from her refuge, he viciously dismembered her and threw her head into the sea. From the rock that had sheltered her a stream appeared, whose water had healing virtues. The holy Marcella is especially venerated on Chios to this very day.

 

Fathers John and Symeon, the Fool for Christ's Sake (570)

These two brothers in Christ were from Edessa in Mesopotamia. After a pilgrimage to Jerusalem they fled the world together; they were tonsured as monks, but soon left their monastery to struggle in prayer near theDead Sea.

 

 Thus they passed thirty years in silence and asceticism. Symeon was then commanded by God to leave the desert and serve God among the world's people. At their parting John said to him: 'Keep your heart from all that you see in the world. Whatever there may be that touches your hand, let it not take hold of your heart. When food passes your lips, let not your heart be sweetened by it. If your feet have to move, let there be peace within you. Whatever you do outwardly, let your mind remain tranquil. Pray for me, that God may not part us from each other in the world to come.'

 

 Symeon went to Emesa in Syria, where he spent the rest of his life, feigning madness in order to conceal his holiness from men. But he performed miracles of healing and appeared to people of the city in dreams, calling them to repentance. He was given the gift of discernment of others' inward condition, and while dancing and raving through the streets would approach people, whisper their sins in their ears, and call them to repentance. He reposed peacefully in 590; John, who had remained in the desert, reposed soon afterward.

+++

 

“The ideal would be to live, knowing that every day could be the last, because every life can end suddenly.

A Christian must be ready for this, making sure that the heart is purified from passion, not to offending anyone, and causing no one else to take offense, trying to live according to God's Will.

Then, he will be ready by the end of his life. That is, sooner or later the end of the world will surely come.

It seems that humanity is making every effort to speed up the time, but is is not in the power of people to know the times and seasons.”

 

(Archpriest Alexander Ilyashenko, 21st Century Russian Orthodox Monastery rector) [End Times; Prophecy]

 

 

 

 

Une fille comme les autres… ?

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Plus grave que le méfait du déséquilibré qui brisa, il y a quelques années, la Pietà de Michel-Ange à coups de marteau, est le vandalisme spirituel des professeurs de religion et des pasteurs qui mutilent l'image de la Mère de Dieu dans le cœur des fidèles, la privent de sa splendeur, ternissent sa gloire, détachent d'elle ses enfants et étouffent ainsi le doux bruissement des Ave Maria de par le monde.

L'image de Marie est mutilée par ceux qui la privent sournoisement de son titre glorieux de "Mère de Dieu", parce que pour eux le Christ ne signifie guère plus que Bouddha, Mahomet ou Marx. Sa gloire est ternie par ceux qui passent sous silence son Immaculée Conception - la préservation du péché originel dès le premier moment de son existence - parce qu'ils ne croient plus au péché originel. 

Elle est privée de sa splendeur par ces théologiens qui nient impunément sa virginité et qualifient Joseph de père naturel de Jésus, ouvrant ainsi la voie à ce malheureux prêtre qui a osé dire du haut de la chaire que "Marie était une fille comme les autres ..."

 

Père Werenfried van Straaten. 
Bulletin A.E.D. N° 3, 1977 cité dans le Recueil Marial n° 11, 1979

 

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

« On ne voit pas Dieu dans le monde ?

 

Bonne nouvelle.

 

Cela veut dire que Celui-ci n'est pas une idole.

 

Il n'est pas extérieur, mais intérieur... Dieu est le Dieu des

 

vivants et non des morts.

 

Il se rencontre de vie à vie.......

 

En faisant naître son homme intérieur,

 

on remonte le cours du temps.

 

On rajeunit au lieu de vieillir.

 

La mort cesse d'être une angoisse.

 

La vie devient un grand rire.


(Bertrand Vergely in ''Le silence de Dieu'', Presses de la Renaissance)

 

 

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 
 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

LE FLEUVE DE FEU,

la tradition orthodoxe sur l'Enfer

Par  Alexandre Kalomiros

 



 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Alexandre Kalomiros, théologien grec contemporain, s'est endormi dans le Seigneur en 1990. Il a fait revivre l'esprit patristique en notre temps, que ce soit dans un article comme Figures célestes, qui explique le sens de l'iconographie orthodoxe, ou dans les nombreux textes qu'il a consacrés à la défense de l'orthodoxie face à l'hérésie oecuméniste. La Lumière du Thabor a publié plusieurs articles de lui et nous espérons un jour rassembler une part de son oeuvre en un volume. Le texte qu'on va lire est une conférence donnée, en anglais, à Seattle en juillet 1980, dans le cadre d'une rencontre de la jeunesse orthodoxe de l'Eglise russe.


Publié dans LA LUMIÈRE DU THABOR 39-40 • L’ORTHODOXIE ET LE PATRIMOINE SPIRITUEL DE L’EUROPE (éditions l'Age d'Homme)


Source (Forum Orthodoxe Francophone)
 
 

Réponse à deux questions : Dieu est-il vraiment bon ? Dieu a-t-il créé l'enfer ?

AU NOM du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Révérends pères, chers frères et sœurs.
Nous vivons assurément l'âge de l'apostasie annoncé pour les derniers temps. En pratique, la plupart des gens sont athées, même si certains conservent une foi théorique. L'indifférence et l'esprit de ce monde prévalent partout.
Quelle en est la cause ?
C'est le refroidissement de l'amour. Les cœurs des hommes ne brûlent plus d'amour pour Dieu et, en conséquence, l'amour du prochain se meurt lui aussi.
Quelle est la raison de cet affaiblissement de l'amour des hommes pour Dieu ? C'est certainement le péché, cette sombre nuée qui voile la lumière divine et la dérobe à nos regards.
Cependant le péché a toujours existé. Comment en sommes-nous donc arrivés au point de ne plus simplement ignorer Dieu, mais de le prendre en haine ? Car l'attitude de l'homme contemporain à l'égard de Dieu n'est pas vraiment une attitude d'ignorance ou d'indifférence ; à y regarder de près, on l'aperçoit teintée d'une haine profonde. Or personne ne hait ce qui n'existe point.
Je soupçonne que les hommes croient davantage en Dieu aujourd'hui qu'à toute autre époque. Ils ont l'Evangile, l'enseignement de l'Eglise et ils connaissent la création mieux qu'auparavant. Ils sont profondément conscients de l'existence de Dieu. Leur athéisme n'est pas une véritable incroyance, mais une aversion pour quelqu'un qu'ils connaissent fort bien, mais qu'ils haïssent de tout leur cœur, comme le font les démons.
Nous haïssons Dieu. Cette haine nous porte à l'oublier, à faire semblant d'ignorer sa présence, à nous poser en athées. En fait, nous voyons en Lui notre ennemi par excellence. Notre négation est une vengeance, notre athéisme une revanche.
Pourquoi les hommes détestent-ils Dieu ? Ce n'est pas simplement que leurs actions sont ténébreuses alors que Dieu est lumière, mais aussi parce qu'ils Le considèrent comme une menace, comme un danger imminent et éternel, un adversaire en justice, un accusateur public et un persécuteur éternel. A leurs yeux, Dieu n'est plus le médecin tout-puissant venu les sauver de la maladie et de la mort, mais plutôt un juge inexorable et un inquisiteur sans merci.
Le diable a réussi à nous faire croire que Dieu ne nous aime pas vraiment mais qu'Il n'aime, en réalité, que Lui-même ; qu'II ne veut de nous que si nous nous comportons selon Son bon plaisir, qu'Il nous déteste si nous désobéissons à Ses ordres et que notre insubordination L'offense à un point tel que nous devrons la payer par des tortures éternelles qu'Il a préparées à cette fin.
Qui aimerait un tortionnaire ? Ceux-là mêmes qui s'efforcent d'échapper à la colère de Dieu ne peuvent vraiment l'aimer. Ils n'aiment qu'eux-mêmes, cherchant à échapper à la vengeance de Dieu et à obtenir le bonheur éternel en se rendant agréables à ce Créateur si effroyablement dangereux.
Voyez comment le diable calomnie notre Dieu qui est tout amour et bonté. C'est pourquoi l'on appelle le démon, en grec, diavolos, ce qui signifie «le calomniateur».

II

De quoi le diable s'est-il servi pour calomnier Dieu ? Par quel moyen a-t-il réussi à convaincre l'humanité de son mensonge, à pervertir la pensée humaine ?
Il s'est servi de la «théologie». Il a commencé par introduire une légère déviation dans la théologie, puis une fois introduite, il l'a amplifiée au point de rendre le christianisme complètement méconnaissable. C'est ce que l'on appelle la «théologie occidentale».
Si nous tentons d'identifier la principale caractéristique de la théologie occidentale, nous nous apercevons qu'elle considère Dieu comme la véritable cause du mal.
Le mal n'est-il pas la séparation d'avec Dieu, qui est la Vie (1) ? N'est-ce pas la mort ? Examinons ce que la théologie occidentale enseigne sur la mort. Tous les Catholiques romains et la plupart des Protestants considèrent la mort comme un châtiment de Dieu. Dieu a trouvé tous les hommes coupables du péché d'Adam et les a punis de mort, c'est-à-dire les a séparés de Lui, en les privant de son énergie vivifiante et en les mettant ainsi à mort, d'abord spirituellement, puis physiquement par une sorte d'inanition spirituelle. Augustin interprète le passage de la Genèse «Si vous mangez du fruit de cet arbre, vous mourrez certainement» comme signifiant «Si vous mangez du fruit de cet arbre, je vous ferai mourir».
Certains Protestants ne considèrent pas la mort comme une punition, mais comme une chose naturelle. Or c'est Dieu qui a créé toutes les choses naturelles. Dans l'un ou l'autre cas, c'est donc Dieu qui - à leurs yeux - est la cause véritable de la mort.
Cela n'est pas seulement vrai de la mort du corps, mais aussi de celle de l'âme. Les théologiens occidentaux ne considèrent-ils pas l'enfer, cette mort spirituelle éternelle de l'homme, comme un châtiment de Dieu, et le diable comme un ministre de Dieu préposé à la punition éternelle des hommes en enfer ?
Le «Dieu» de l'Occident est un Dieu offensé et furieux, courroucé par la désobéissance des hommes, désireux dans sa Passion destructrice de tourmenter éternellement l'humanité à cause de ses péchés, à moins qu'Il ne reçoive une satisfaction infinie pour Son orgueil offensé.
Voyez le dogme occidental du salut. Dieu n'a-t-il pas tué Dieu pour satisfaire son orgueil, que les Occidentaux appellent par euphémisme justice ? N'est-ce pas à cause de cette satisfaction infinie qu'Il daigne accorder le salut à quelques-uns d'entre nous ?
Qu'est-ce que le salut pour la théologie occidentale, sinon le fait d'échapper au courroux de Dieu ?
Vous voyez ainsi que la théologie occidentale enseigne que notre véritable ennemi est notre Créateur et Dieu, qui nous menace. Pour les Occidentaux, le salut consiste à échapper d'entre les mains de Dieu !
Comment peut-on aimer un tel Dieu ? Comment peut-on avoir foi en quelqu'un que nous haïssons ? La foi dans son sens le plus profond est un fruit de l'amour. Nous ne pouvons que désirer le néant de celui qui nous menace, surtout si la menace est éternelle.
Même s'il y a un moyen d'échapper au courroux éternel de cet Etre tout-puissant mais méchant -la mort de Son Fils à notre place-, il eût mieux valu que cet Etre n'existât pas. Telle fut la conclusion logique qui vint à l'esprit et au cœur des peuples d'Occident, puisque le Paradis éternel même, en compagnie de ce Dieu si cruel, serait épouvantable. Ainsi naquit l'athéisme, et c'est pourquoi il vit le jour en Occident et ne pénétra dans la chrétienté d'Orient que dans le sillage de la théologie occidentale. L'athéisme est la conséquence de cette théologie(2), le reniement et le refus d'un Dieu mauvais. Les hommes sont devenus athées pour échapper à Dieu, fermant les yeux et enfouissant la tête dans le sol, tels des autruches.
Frères en Christ, l'athéisme est la négation du Dieu catholique-romain et protestant. Notre véritable ennemi n'est pas l'athéisme mais ce «christianisme» falsifié et dénaturé.

III

Les Occidentaux parlent souvent du «bon Dieu», sans pourtant avoir jamais été convaincus de l'existence d'un tel Dieu bon. Au contraire, ils ont appelé Dieu de ce nom comme les Grecs appelaient la variole maudite Evlogia - bénédiction - pour l'exorciser et la faire disparaître comme par enchantement. Pour la même raison, ils appelaient la Mer Noire Euxeinos Pontos, Pont Euxin, - la mer hospitalière - alors qu'elle était dangereuse et traîtresse. Au tréfonds de l'âme occidentale, Dieu demeurait ce Juge impitoyable, Qui n'oubliait jamais la plus petite offense que nous Lui avions faite en désobéissant à Ses lois.
Cette conception juridique de Dieu, cette interprétation complètement faussée de la justice divine revenait à introduire les passions humaines dans la théologie, à revenir au paganisme, en humanisant Dieu et en divinisant l'homme. Les hommes sont vexés et fâchés lorsqu'on ne les prend pas au sérieux et voient là une humiliation que seule la vengeance peut effacer, par un crime ou par un duel. Telle fut la conception mondaine, passionnelle de la justice qui prévalut dans la société soi-disant «chrétienne» de l'Occident médiéval.
Les Chrétiens occidentaux concevaient la justice divine dans les mêmes termes. Dieu, l'Etre infini, avait été infiniment insulté par la désobéissance d'Adam. Il décida que la culpabilité qui en résultait se transmettrait à tous les enfants d'Adam, qui seraient tous condamnés à mort pour la faute de leur ancêtre qu'ils n'avaient pourtant pas commise eux-mêmes. Pour les Occidentaux, la justice de Dieu était une vendetta : l'homme qui vous a insulté doit périr avec toute sa famille. La tragédie de l'humanité atteignait le fond de la désespérance, puisque aucun homme, ni même l'humanité tout entière, ne pouvaient apaiser la dignité lésée de Dieu, fût-ce au prix du sacrifice de tous les êtres humains. Dieu ne pouvait sauver l'honneur qu'en punissant quelqu'un de Son rang. Pour laver l'honneur de Dieu et sauver l'humanité, il n'y avait d'autre solution que l'Incarnation du Fils de Dieu, permettant le sacrifice d'un homme de valeur divine.

IV

Cette conception païenne d'une justice divine qui ne saurait être apaisée qu'au prix de sacrifices infinis, fait clairement de Dieu notre véritable ennemi et la source de tous nos malheurs. De plus, cette justice n'en est point une, qui réclame réparation et inflige un châtiment à des êtres innocents du péché de leurs ancêtres(3). Autrement dit, ce que les Occidentaux appellent justice ressemble bien plutôt à du ressentiment et à la plus lamentable des vengeances. Que peuvent alors signifier l'amour et le sacrifice du Christ dans cette conception schizophrène d'un Dieu qui tue Dieu pour satisfaire la prétendue justice de Dieu ?
Cette idée de la justice a-t-elle un quelconque rapport avec celle que Dieu nous a révélée ? L'expression «justice de Dieu» a-t-elle ce sens dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament ?
Cette interprétation erronée du mot justice dans les Ecritures a probablement pour origine sa traduction par le grec dikaiosynê. Le terme en lui-même n'est pas faux ; mais, chargé des notions de la civilisation grecque païenne et humaniste, il pouvait, par conséquent, porter à confusion.
Le premier sens du terme dikaiosynê est celui de rétribution équitable ; il est donc symboliquement figuré par une balance. La société humaine récompense les bons et punit les méchants de manière équitable ; c'est la justice des hommes, celle des tribunaux.
Est-ce aussi la justice de Dieu ?
Le mot dikaiosynê, «justice», rend l'hébreu tsedaka, terme qui signifie «l'énergie divine qui accomplit le salut de l'homme». Ce terme fait écho à ceux de heséd «pitié, compassion, amour» et eméth «fidélité, vérité», dont il est presque synonyme. C'est là une toute autre conception de la justice. C'est ainsi que l'Eglise comprend la justice de Dieu, comme en fait foi l'enseignement des Pères. Saint Isaac le Syrien écrit : «Comment pouvez-vous appeler Dieu juste lorsque vous lisez dans l'évangile, le passage du salaire donné aux ouvriers ? 'Ami je ne te fais aucun tort ; je veux donner à ce dernier autant qu'à toi qui a travaillé pour moi depuis la première heure. Ou bien ton oeil est-il mauvais parce que je suis bon(4)?'» Saint Isaac poursuit : «Comment peut-on appeler Dieu juste, quand on lit l'évangile de l'enfant prodigue, qui avait dilapidé les biens paternels dans une vie d'égarement, mais à peine eut-il montré de la contrition, que son Père accourut vers lui, se jetant à son cou et lui donnant autorité sur tous ses biens ? Nul ne nous a ainsi parlé du Père, sinon le propre Fils de Dieu, qui a rendu ce témoignage en personne, afin de nous en donner l'indubitable certitude. Où donc est la justice de Dieu, quand le Christ est mort pour nous alors que nous étions pécheurs(5) ?»
Ainsi Dieu n'est pas juste au sens humain du terme ; mais Sa justice signifie bonté et amour, qu'Il nous prodigue de manière non point juste, puisqu'Il donne tout sans rien demander en retour, à nous qui n'en sommes pas dignes. C'est pourquoi saint Isaac nous enseigne : «N'appelle pas Dieu juste, parce que Sa justice ne se fait pas connaître dans tes actes. Si David le nomme juste et droit, Son Fils nous a révélé qu'Il est plutôt bon et doux(6). 'Il est bon, dit-il, pour les méchants et les impies'».
Dieu est bon, aimant et doux envers ceux qui Le méprisent, Lui désobéissent et L'ignorent(7). Il ne rend jamais le mal pour le mal. Il ne se venge jamais(8). S'Il châtie, c'est par amour de l'homme et pour sa conversion aussi longtemps que celui-ci peut être corrigé et guéri en cette vie(9) ; son châtiment n'est jamais éternel. Tout ce qu'Il a créé est bon(10). Les bêtes sauvages reconnaissent pour maître le Chrétien qui, à force d'humilité, a acquis la ressemblance de Dieu. Elles s'approchent de lui, sans crainte mais avec joie, dans une soumission reconnaissante et aimante ; elles hochent la tête, lui lèchent les mains et le servent avec gratitude. Les animaux sans raison savent que leur Maître Dieu n'est pas mauvais, perfide et vindicatif, mais plein d'amour(11). Il nous a protégés et nous a sauvés après la chute. Le mal éternel n'a rien à voir avec Dieu ; il vient plutôt de la volonté de Ses créatures libres et raisonnables(12), volonté qu'Il respecte(13)
La mort ne nous a pas été infligée par Dieu(14) ; nous l'avons appelée par notre révolte. Dieu est la Vie et la Vie est Dieu. Nous nous sommes révoltés contre la vie, nous avons fermé la porte à Sa grâce vivifiante(15). «Autant il s'est éloigné de la vie, écrit saint Basile, autant il a approché la mort. Car Dieu est Vie et l'abandon de la vie est la mort». Il poursuit : «Dieu n'a pas créé la mort ; nous l'avons attirée à nous par notre malignité. Il n'a cependant pas empêché la dissolution... afin que l'infirmité ne devînt pas immortelle en nous(16)». Comme le dit saint Irénée : «La séparation d'avec Dieu est la mort, la séparation d'avec la lumière est l'obscurité... et ce n'est pas la lumière qui leur a valu la peine de l'aveuglement(17)».
Selon saint Maxime le Confesseur, «la mort est fondamentalement la séparation d'avec Dieu, suivie nécessairement de la mort du corps. La Vie est proprement et principalement Celui qui a dit 'Je suis la Vie(18)'».
Pourquoi la mort a-t-elle frappé toute l'humanité ? Pourquoi ceux qui n'ont pas péché comme Adam meurent-ils comme lui ? Voici la réponse de saint Anastase le Sinaïte : «Nous avons hérité de la malédiction d'Adam. Nous n'avons pas été punis comme si nous avions désobéi au commandement divin avec Adam ; mais parce qu'Adam est devenu mortel, il a transmis le péché à sa postérité. Nés d'un mortel, nous sommes mortels».
Saint Grégoire Palamas observe : «(Dieu) n'a pas dit à Adam : retourne d'où tu fus tiré, mais Il lui a dit : Tu es terre et tu retourneras à la terre... Il n'a pas dit : "le jour où vous en mangerez, mourez !', mais, "le jour où vous en mangerez, vous mourrez certainement'. Plus tard, 11 n'a pas dit : "retourne maintenant à la terre', mais, "tu retourneras", l'avertissant ainsi puis permettant avec justice et laissant arriver ce qui allait arriver (19) ». Nous voyons donc que la mort ne résulte pas d'un ordre de Dieu, mais de la désobéissance par laquelle Adam a rompu ses relations avec la source de la vie ; Dieu dans sa bonté n'a fait que l'avertir.
Théophile d'Antioche dit : «En lui-même, l'arbre de la connaissance .était bon, et bon son fruit. Ce n'était pas l'arbre, comme certains le croient, qui portait la mort en lui, mais bien la désobéissance ; le fruit ne contenait rien d'autre que la connaissance, et la connaissance est bonne lorsqu'on en fait un usage adéquat(20)». Les Pères nous enseignent que l'interdiction de goûter à l'arbre de la connaissance n'était que temporaire. Spirituellement, Adam était un enfant. Or toute nourriture n'est pas bonne pour un nourrisson, que peuvent même tuer certains aliments pourtant sains pour les adultes. Dieu avait planté l'arbre de la connaissance pour l'homme. Son fruit était bon et nourrissant, mais c'était un aliment solide alors qu'Adam ne pouvait encore digérer que le lait.

V

Dans la langue des Saintes Ecritures, 'juste' signifie donc bon et aimant. Lorsque nous parlons des justes de l'Ancien Testament, nous ne voulons pas dire qu'ils étaient de bons juges, mais qu'ils étaient bons et qu'ils aimaient Dieu. Lorsque nous disons que Dieu est juste, cela ne signifie pas qu'Il est un bon juge qui sait punir les hommes équitablement selon la gravité de leurs crimes, mais au contraire qu'Il est bon et aimant, pardonnant toutes les transgressions et toutes les désobéissances, qu'Il veut nous sauver par tous les moyens et qu'Il ne rend jamais le mal pour le mal(21). Il me faut citer ici un texte magnifique de saint Antoine tiré du premier volume de la Philocalie :
«Dieu est bon, impassible et immuable. Cependant, celui qui croit raisonnable et vrai d'affirmer que Dieu ne change pas peut se demander comment on peut alors dire qu'Il se réjouit à la vue des bons et fait miséricorde à ceux qui le servent et l'adorent, et qu'Il se détourne des méchants et s'irrite contre les pécheurs. Il faut répondre à cela que Dieu ne se réjouit pas et qu'Il ne se met pas en colère, car joie et colère sont des passions. Il n'est pas non plus satisfait par les dons de ceux qui L'honorent, car Il serait alors dominé par le plaisir. La Divinité ne ressent ni plaisir ni déplaisir des choses humaines. Dieu est bon, Il n'envoie que des bénédictions et ne cause jamais de tort, restant toujours le même et identique à soi. Quant à nous hommes, si nous restons bons et ressemblants à Dieu, nous nous tenons unis à Lui, mais si nous devenons mauvais en cessant de Lui ressembler, nous nous séparons de Lui. En vivant dans la sainteté, nous restons attachés à Dieu, mais en devenant méchants nous en faisons notre ennemi. Ce n'est pas qu'Il se fâche contre nous de façon arbitraire ; ce sont nos propres péchés qui empêchent Dieu de briller en nous et qui nous exposent aux démons qui nous torturent. Si nous obtenons la rémission de nos péchés par la prière et par des actes de compassion, cela ne signifie pas que nous avons conquis Dieu et l'avons fait changer, mais que par nos actions et par notre conversion vers la Divinité, nous nous sommes guéris de notre méchanceté et que nous jouissons à nouveau de la bonté de Dieu. Ainsi, dire que Dieu se détourne des méchants revient à dire que le soleil se cache des aveugles(22)».

VI

Vous saisissez dès lors comment Dieu a été diffamé par la théologie occidentale. Augustin, Anselme, Thomas d'Aquin et tous leurs disciples, sur lesquels est fondée la théologie papiste ou protestante, ont contribué à cette calomnie «théologique». Ils n'ont certes pas dit clairement et expressément que Dieu est un être mauvais et passionné. Ils Le considéraient plutôt comme prisonnier d'une force supérieure, d'une Nécessité sombre et implacable ressemblant à celle qui gouvernait les dieux païens. Cette Nécessité oblige Dieu à rendre le mal pour le mal et ne Lui permet pas de pardonner et d'oublier le tort fait à Sa volonté à moins qu'une satisfaction infinie Lui soit offerte.
Nous abordons ici la grande question de l'influence du paganisme hellène sur le christianisme.
La mentalité païenne fut à l'origine de toutes les hérésies. Elle était très forte en Orient, carrefour de tous les courants philosophiques et religieux. Nous lisons toutefois dans le Nouveau Testament que «là où le péché avait abondé, la grâce surabonda» ; là où les hérésies prospérèrent, l'orthodoxie prospéra aussi et sortit toujours victorieuse des persécutions des puissants de ce monde. En Occident, au contraire, la mentalité païenne grecque pénétra subrepticement, sans prendre l'aspect d'une hérésie. Elle s'infiltra dans la multitude des textes latins dictés par Augustin, évêque d'Hippone. Saint Jean Cassien qui vivait alors en Occident comprit les dangers des doctrines augustiniennes et les combattit. Malheureusement, les autres Pères de l'Eglise ne purent étudier les oeuvres d'Augustin, écrites en latin et très volumineuses. Elles ne furent donc pas condamnées comme celles d'Origène le furent en Orient, ce qui leur permit d'exercer ultérieurement une forte influence sur la pensée et la théologie occidentales. L'Occident oublia peu à peu le grec, et les écrits d'Augustin devinrent les seuls textes patristiques accessibles. L'Occident reçut donc comme chrétiennes des doctrines fortement teintées de paganisme. L'évolution de Rome vers le césaro-papisme empêcha toute réaction salutaire, et l'Occident s'engloutit dans la pensée humaniste païenne qui continue d'y régner.
Nous nous retrouvons donc avec un Orient de langue grecque demeurant essentiellement le nouvel Israël, ayant conservé la pensée et la sainte tradition des Israélites, et un Occident ayant oublié le grec et rompu les liens avec l'Empire d'Orient, mais héritier de la pensée et de la mentalité helléniques païennes avec lesquelles il a forgé un christianisme frelaté.
En réalité, l'opposition entre l'orthodoxie et le christianisme occidental n'est rien d'autre que la continuation de l'opposition entre Israël et Hellas.
Il ne faut jamais oublier que les Pères de l'Eglise se considéraient comme les véritables fils spirituels d'Abraham, que l'Eglise se concevait comme le nouvel Israël et que les peuples orthodoxes, grec, russe, bulgare, serbe, roumain et autres avaient conscience d'être, tel Nathanaël, de vrais Israélites, le peuple de Dieu. Alors que telle était la conscience de la chrétienté orientale, l'Occident devenait de plus en plus le fils de la civilisation gréco-romaine païenne et humaniste.

VII

Je voudrais attirer votre attention sur la différence essentielle entre la pensée d'Israël et celle du paganisme.
Israël croit en Dieu.
Le paganisme croit en la création, il la divinise. Pour les païens, Dieu et la création sont une seule et même chose. Dieu est impersonnel, personnifié en une multitude de dieux.
Par Israël, nous entendons ici le véritable Israël, constitué des fils spirituels d'Abraham qui gardent la foi donnée par Dieu à Son peuple, et non ceux qui ont abandonné cette foi. Les véritables fils d'Abraham sont les membres de l'Eglise du Christ et non ses descendants selon la chair, le peuple juif. Israël sait que Dieu et la création ont des modes d'existence radicalement différents. Dieu existe par lui-même, Il est personnel, éternel, immortel, Vie et Source de la vie, Existence et Source de l'existence ; Dieu est la seule existence réelle : O'. On, l'Existant, le Seul Existant comme l'indique l'article `0(23).
La création au contraire n'existe pas par elle-même. Elle dépend entièrement de la volonté de Dieu. Elle n'existe qu'aussi longtemps que Dieu le veut. Elle n'est pas éternelle. Elle n'a pas l'existence. Elle n'était rien, absolument rien avant d'être créée à partir de rien(24). Elle n'a pas la force d'exister par elle-même ; c'est l'Energie de Dieu qui la maintient dans l'être. Que cette Energie aimante de Dieu cesse et la création retourne au néant, avec toutes les créatures intellectives et sans intellect, rationnelles et irrationnelles. Nous savons que l'Amour de Dieu pour Sa création est éternel. Nous savons de Lui qu'Il ne nous laissera pas retomber dans la non-existence d'où Il nous a fait venir à l'être. Telle est notre espérance et les promesses de Dieu sont véridiques. Nous, êtres créés, anges et hommes, vivrons éternellement, non que nous ayons en nous la faculté d'être éternels, mais parce que telle est la volonté de Dieu qui nous aime. Par nous-mêmes, nous ne sommes rien. Notre nature ne comporte pas la moindre énergie de vie et d'existence ; tout ce que nous avons provient entièrement de Dieu ; nous n'avons rien à nous. Nous sommes poussière de la terre et lorsque nous l'avons oublié, Dieu dans sa miséricorde a permis que nous retournions à ce que nous étions, pour que nous restions humbles et que nous ayons la connaissance exacte de notre néant. Saint Jean Damascène écrit : «Dieu peut faire tout ce qu'Il veut, bien qu'Il ne veuille pas faire tout ce qu'Il peut - car Il peut détruire la création, mais Il ne le veut pas(25)».
Dans le Grand Euchologe (Vienne, 1862), l'un des livres liturgiques fondamentaux de l'Eglise, nous lisons :
«Dieu grand et sublime, qui seul as l'Immortalité» (7ème prière de vêpres, p. 15).
«Seul vivifiant par nature... Seul immortel» (Ode 5, Canon des funérailles des laïcs, p. 410).
«Tu es le Seul immortel» (p. 411).
«Seul immortel à cause de Sa nature divine» (Ode 1, Canon funéraire des laïcs, p. 471).
Telle est la foi d'Israël.
Qu'enseigne le paganisme ? Le paganisme résulte de la perte du contact avec Dieu. La multitude des péchés de l'humanité a rendu les hommes incapables de recevoir la lumière divine et d'avoir quelque union avec le Dieu Vivant. Ils ont donc divinisé la création qu'ils avaient sous les yeux.
Pour les païens, la création a l'existence en elle-même et elle est immortelle ; elle a toujours existé et elle existera toujours. Les dieux païens font partie de la création ; ils ne l'ont pas créée à partir de rien mais n'ont fait que donner forme à une matière préexistante. La matière peut prendre différentes formes qui apparaissent et disparaissent, mais elle est éternelle. Les anges, les démons et les âmes humaines sont les vrais dieux. Eternels par nature comme la matière, ils lui sont supérieurs. Ils peuvent prendre différentes formes matérielles au cours d'une série d'existences matérielles, mais demeurent essentiellement spirituels.
Le paganisme présente ainsi deux caractères fondamentaux : d'une part il confère à toute la création des attributs divins, comme l'éternité, l'immortalité et le fait d'exister par soi-même, d'autre part, il distingue entre le spirituel et le matériel conçus comme deux principes inégaux et antagonistes.
Paganisme et humanisme sont une seule et même chose. Pour les païens, l'homme est dieu puisqu'il est éternel par nature. C'est pourquoi le paganisme est toujours hautain et narcissique; il s'agit d'une adoration de soi. Les dieux grecs avaient des attributs humains. La religion grecque était l'adoration païenne de l'homme, l'être réel de l'homme étant son âme immortelle par nature.
Nous constatons que dans le paganisme, le diable a réussi à fabriquer une foi universelle, et à convaincre les hommes qu'ils étaient des dieux et qu'ils n'avaient donc pas besoin de Dieu. C'est pourquoi les Grecs étaient si orgueilleux et ne pouvaient concevoir l'humilité. Dans son Ethique à Nicomaque, Aristote écrit : «Ne pas s'offusquer des offenses est le propre d'un homme bas et servile». L'homme à qui le diable a réussi à faire croire que son âme est éternelle par nature ne peut être humble et ne peut vraiment croire en Dieu dont il n'a pas besoin, croyant, dans son égarement, être Dieu lui-même.
C'est pourquoi, dès les origines, les Pères de l'Eglise ont mis les Chrétiens en garde contre les dangers de cette erreur insensée. Saint Irénée écrit : «L'enseignement selon lequel l'âme humaine est immortelle par nature vient du malin» (Démonstration de la prédication apostolique, III, 20, 1). On trouve le même avertissement chez saint Justin (Dialogue avec Tryphon, 6, 1-2), Théophile d'Antioche (A Autolycos 2, 97), Tatien (Aux Grecs 13) et d'autres.
Saint Justin démontre l'athéisme fondamental que suppose la croyance en l'éternité et l'immortalité naturelles de l'âme humaine : «D'autres, supposant que l'âme est immortelle et immatérielle, croient qu'ils ne seront pas punis même s'ils font le mal (car ce qui est immatériel est aussi insensible) et que vu son immortalité, l'âme n'a en rien besoin de Dieu» (Dialogue avec Tryphon 1).
Le paganisme est l'ignorance du vrai Dieu, la croyance erronée que Sa création est une divinité. Cette divinité, la Nature, est une force aveugle et impersonnelle qui dépasse tous les dieux personnels, la Nécessité (Anagke). En réalité, cette Nécessité est la projection de la raison humaine en une nécessité mathématique régissant le monde. Elle est une projection du rationalisme dans la nature. Cette Nécessité rationnelle est le vrai dieu suprême et aveugle des païens. Les dieux païens font partie de ce monde et leur immortalité résulte de celle de la nature qui constitue leur essence. Selon cette mentalité païenne, l'homme aussi est dieu, car l'homme véritable est l'âme(26) et l'âme est immortelle en soi, puisque parcelle de l'essence de l'univers, lequel est immortel en soi et auto-existant. L'homme est donc dieu et mesure de toutes choses.
Les dieux ne sont cependant pas libres. Ils sont régis par la Nécessité impersonnelle.

VIII

Telle est la pensée païenne, que les hérésies mêlèrent à l'enseignement chrétien. La même chose se produisit en Occident, où l'on se mit à distinguer non plus entre Dieu et Sa création, mais entre la matière et l'esprit(27), et où l'on en vint à considérer l'âme humaine comme éternelle en soi et la condition humaine après la mort non comme un sommeil entre les mains de Dieu, mais comme la vie véritable de l'homme(28), à laquelle la résurrection des morts n'ajoutait rien : sa raison d'être même s'estompait. La fête de la Résurrection de Notre Seigneur, la cime des fêtes orthodoxes, passa au second rang parce que son sens était devenu aussi incompréhensible pour les Chrétiens d'Occident qu'il l'était pour l'auditoire athénien de l'Apôtre Paul.
Plus important pour notre propos, les Occidentaux commencèrent à concevoir un Dieu soumis à la Nécessité, à cette Nécessité rationnelle qui n'est autre que la logique humaine. Ils Le déclarèrent incapable d'entrer en contact direct avec des êtres inférieurs comme les hommes parce que cela contredisait leurs concepts philosophiques rationalistes ; telle fut la cause des controverses hésychastes. La rupture avait déjà commencé avec Augustin qui enseignait que ce n'était pas Dieu, mais un ange qui avait parlé à Moïse.
C'est dans ce contexte d'une Nécessité à laquelle même les dieux obéissent que nous devons comprendre l'interprétation juridique que les Occidentaux ont donné de la justice de Dieu. Dieu devait nécessairement punir la désobéissance de l'homme. Il lui était impossible de pardonner, une Nécessité supérieure exigeant la vengeance. Si bon et aimant qu'Il fût, Dieu ne pouvait agir avec amour. Il devait agir contrairement à Son amour : pour sauver l'humanité, Il ne pouvait que punir Son Fils au lieu des hommes et satisfaire ainsi la Nécessité.

IX

Il s'agit du triomphe de l'hellénisme dans le christianisme. L'hellène Origène était arrivé aux mêmes conclusions. Dieu était juge par nécessité. Il devait punir, se venger, envoyer les gens en enfer. L'enfer était une création de Dieu, châtiment exigé par la justice. Cette exigence de justice était une nécessité à laquelle Dieu devait se soumettre. Il ne Lui était pas permis de pardonner. Une force supérieure, une Nécessité Lui interdisait d'aimer inconditionnellement.
Origène était pourtant aussi chrétien et il savait que Dieu est plein d'amour. Or, comment peut-on imaginer un Dieu aimant qui jette les êtres dans des tourments éternels ? Si Dieu est cause de l'enfer, l'enfer doit forcément finir un jour, sans quoi l'on ne saurait parler d'un Dieu bon et aimant. Cette conception juridique de Dieu comme instrument d'une force ou divinité impersonnelle supérieure appelée Nécessité conduit logiquement à 1'apocatastase, restauration de toutes choses et destruction de l'enfer, faute de laquelle il nous faudra admettre un Dieu cruel.
Les Grecs païens ne pouvaient comprendre que la cause de l'enfer ne se trouve pas en Dieu mais dans Ses créatures raisonnables. Si Dieu n'était pas vraiment libre, puisque soumis au règne de la Nécessité, comment Ses créatures eussent-elles pu l'être ? Dieu ne pouvait donner ce qu'Il n'avait pas. De plus, les païens ne pouvaient concevoir d'amour désintéressé. Or, la liberté est le plus grand don que Dieu ait pu faire à une créature, parce qu'elle rend les créatures «logiques», verbifiées, semblables à Lui. Ce don était inconcevable pour les Grecs païens. Ils ne pouvaient imaginer une créature répondant non à un Dieu tout-puissant. Si Dieu était tout-puissant, les créatures ne pouvaient Lui dire non ; si donc Dieu avait donné Sa grâce aux hommes, ceux-ci n'auraient pu la refuser, sans quoi Dieu n'aurait pas été tout-puissant. Si Dieu est tout-puissant, Sa grâce doit être irrésistible et les hommes ne peuvent s'y soustraire. Il s'ensuit que les hommes qui sont privés de la grâce de Dieu le sont parce que Dieu ne la leur a pas octroyée. La perte de la grâce divine, qui est la mort spirituelle éternelle, autrement dit, l'enfer, dépend donc entièrement de Dieu. C'est Dieu qui punit ces êtres en les privant de Sa grâce, en interdisant qu'elle brille sur eux. C'est donc Dieu qui est la cause de la mort spirituelle éternelle des damnés. La damnation est un acte de Dieu, un acte de la justice divine, un acte de nécessité ou de cruauté. Origène en conclut que pour rester chrétien, pour continuer à croire que Dieu est vraiment bon, il faut croire que l'enfer n'est pas éternel, qu'il aura une fin, malgré le témoignage des Ecritures et la foi de l'Eglise. Il s'agit d'une conclusion parfaitement, fatalement logique. Si Dieu est la cause de l'enfer, l'enfer doit avoir une fin, ou alors Dieu est mauvais.

X

Origène, comme tous les rationalistes, ses frères, n'arrivait pas à comprendre que l'acceptation ou le rejet de la grâce de Dieu dépend entièrement des créatures rationnelles, que Dieu comme le soleil brille sans cesse également «sur les bons comme sur les méchants», que les créatures rationnelles sont cependant tout à fait libres d'accepter ou de rejeter cette grâce et cet amour, et que dans Son amour véritable, Dieu ne force pas Ses créatures à l'accepter, mais qu'il respecte absolument leur libre décision(29). Il ne retire jamais Sa grâce et Son amour ; c'est l'attitude des créatures raisonnables vis-à-vis de cette grâce et de cet amour incessant qui fait la différence entre le paradis et l'enfer. Ceux qui aiment Dieu sont heureux avec Lui alors que ceux qui Le haïssent sont au plus haut point malheureux de devoir vivre en Sa présence, d'autant plus qu'il n'est pas de lieu où l'on puisse se dérober à Son amour partout présent.
Paradis et enfer dépendent de la façon dont nous accueillons l'amour de Dieu. Répondons-nous à Son amour par l'amour ou par la haine ? Telle est la question cruciale. Et cette différence dépend entièrement de nous, de notre liberté, du choix que nous faisons librement au plus profond de nous-même. Cette liberté parfaite n'est pas influencée par des conditions extérieures ou des facteurs internes de notre nature matérielle et psychologique, parce qu'elle n'est pas un acte extérieur mais une attitude du for intérieur, jaillie du fond de notre cœur et déterminée non par nos péchés mais par notre réaction face à nos péchés, comme le montre clairement le passage du publicain et du pharisien et celui des deux larrons crucifiés avec le Christ. Cette liberté, ce choix, cette disposition intérieure envers notre Créateur constitue le cœur de notre personnalité éternelle, le plus profond de nous-mêmes, ce qui nous fait être ce que nous sommes ; c'est là notre visage éternel -clair ou sombre, aimant ou haïssant.
Non, mes frères, malheureusement pour nous, le paradis ou l'enfer ne dépendent pas de Dieu. S'ils dépendaient de Dieu, nous n'aurions rien à craindre. Nous n'avons rien à craindre de l'Amour. Notre salut ne dépend pas de Dieu, il dépend exclusivement de nous -et telle est la tragédie. Dieu nous veut à Son image, éternellement libres. Il nous respecte absolument dans Son amour. Sans respect, on ne peut parler d'amour. Nous sommes hommes parce que nous sommes libres ; sans liberté, nous serions des animaux intelligents, pas des hommes. Dieu ne nous retirera jamais ce don de liberté qui nous fait ce que nous sommes, ce qui veut dire que nous resterons toujours ce que nous choisissons être, amis ou ennemis de Dieu. A ce niveau profond de notre être, il n'existe pas de changement. Dans cette vie-ci, il peut y avoir des modifications plus ou moins profondes clans notre façon de vivre, notre caractère, nos croyances, mais tous ces changements ne sont que l'expression dans le temps de notre moi éternel le plus profond, qui est éternel dans toute la portée du terme. C'est pourquoi le paradis et l'enfer aussi sont éternels. Ce que nous sommes vraiment ne change pas. Nos traits passagers et l'histoire de notre vie dépendent de plusieurs facteurs superficiels qui s'évanouissent avec la mort, mais notre vraie personnalité n'est pas superficielle et ne dépend pas de ce qui change et de ce qui s'évanouit. Il s'agit de notre être véritable, qui demeure avec nous dans le sommeil du tombeau et qui sera notre vrai visage à la résurrection. Il est éternel.

XI

Saint Jean Climaque dit quelque part dans son livre : «Avant notre chute, les démons nous disaient que Dieu est l'ami de l'homme ; mais depuis notre chute, ils disent qu'Il est inexorable.» Tel est le mensonge astucieux du diable : nous convaincre que tous nos maux sont imputables à Dieu, que c'est Dieu qui va nous pardonner ou nous châtier. Voulant nous faire tomber dans le péché puis nous ôter toute espérance d'en sortir, les démons s'efforcent de présenter Dieu tantôt comme pardonnant tous les péchés, tantôt comme implacable. La plupart des Chrétiens, et même des Chrétiens orthodoxes sont tombés dans ce piège. Ils pensent que Dieu est responsable de leur pardon ou de leur châtiment. Ceci, mes frères, est une fausseté terrible qui fait perdre la vie éternelle à la plupart des hommes, surtout parce qu'en pensant à l'amour de Dieu, ils se persuadent que Dieu leur pardonnera dans Son amour. Dieu aime toujours, pardonne toujours : Il est toujours ami de l'homme. Mais ce qui ne pardonne pas, ce qui n'est jamais ami de l'homme est le péché que nous ne concevons jamais correctement. Le péché détruit notre âme indépendamment de l'amour de Dieu, parce qu'il est précisément le chemin qui éloigne de Dieu, parce qu'il érige un mur qui nous sépare de Dieu, parce qu'il détruit notre vision spirituelle et qu'il nous rend incapable de voir la lumière de Dieu. Les démons cherchent toujours à nous faire concevoir notre salut ou notre mort spirituelle éternelle en termes juridiques. Ils veulent nous convaincre que le salut ou la mort éternelle dépendent de la décision de Dieu. Non, frères, nous devons nous ressaisir pour ne pas être perdus. Notre salut ou notre mort éternelle ne dépendent pas de la décision de Dieu, mais de notre décision, de la décision de notre volonté libre que Dieu respecte absolument. Ne nous laissons pas duper par une fausse confiance en l'amour de Dieu. Le danger ne vient pas de Dieu mais de nous.

XII

Plusieurs diront : «Les saintes Ecritures ne parlent-elles pas de la colère de Dieu ? Dieu n'a-t-Il pas dit qu'Il nous pardonnerait ou nous punirait ? N'est-il pas écrit qu'Il ''récompense ceux qui Le cherchent avec empressement (30) ? N'a-t-il pas dit que la vengeance Lui appartient et qu'Il vengera le mal qui nous est fait ? N'est-il pas écrit qu'il est terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant(31) ?>
Dans son homélie intitulée "Que Dieu n'est pas la cause des maux", saint Basile le Grand écrit : «Certains pourraient dire : si Dieu n'est pas responsable des choses mauvaises, pourquoi est-il écrit dans le livre d'Isaïe "Je suis Celui qui a fabriqué la lumière et qui a fait les ténèbres, qui fait la paix et qui crée les maux' (Is. 45, 7). Et encore : 'Du Seigneur descendirent des malheurs sur les portes de Jérusalem' (Mi. 1, 12). Et : 'Il n'y a pas, dans la cité, un malheur que le Seigneur n'ait pas fait' (Am. 3, 6). Et dans la grande Ode de Moïse : "Voyez, Je suis et il n'y a pas d'autre dieu que Moi. Je ferai périr et Je ferai vivre ; Je frapperai et Je guérirai" (DL 32, 39). Celui qui comprend le sens profond des Ecritures ne peut rien tirer de ces citations qui autorise à accuser Dieu d'être cause et créateur des maux, car Celui qui a dit : "Je suis Celui qui fabrique la lumière et qui fait l'obscurité' se révèle par là le grand auteur de l'Univers et non le créateur de quelque mal... 'Il crée les maux' signifie qu'Il les arrange et les améliore de sorte qu'ils cessent d'être des maux pour prendre la nature du bien(32)">.
Comme le dit saint Isaac le Syrien : «Très souvent, les Saintes Ecritures disent des choses et usent d'expressions qu'il ne faut pas prendre au sens littéral... les spirituels le comprennent(33)».
Dans le même traité, saint Basile explique la présence de ces expressions dans les Ecritures : «C'est que la crainte édifie les plus simples(34)», et cela est vrai non seulement des simples, mais de nous tous. Depuis notre chute, nous devons craindre pour faire quoi que ce soit de profitable et quelque bien à nous et aux autres. Les Pères disent que pour comprendre les Ecritures, nous devons songer à leur objet qui est de nous sauver et de nous amener peu à peu à la connaissance de notre Dieu Créateur et de notre misère.
La même Sainte Ecriture, cependant, nous découvre ailleurs avec plus de précision le vrai responsable des maux. Chez Jérémie (2,17,19), nous lisons : «Cela ne t'arrive-t-il pas parce que tu m'as abandonné ? dit le Seigneur Ton Dieu... Ton infidélité te châtiera et ta méchanceté te confondra ; sache et vois qu'il est amer pour toi de m'abandonner, dit le Seigneur Ton Dieu>.
Les Saintes Ecritures parlent notre langue, celle que nous comprenons dans notre condition déchue. Comme le dit saint Grégoire le Théologien : «Selon notre propre compréhension, nous avons pris les noms de nos attributs pour désigner ceux de Dieu(35)». Saint Jean Damascène explique aussi que dans les Ecritures, ce qui «est dit de Dieu comme s'Il avait un corps est dit de manière symbolique... (cela renferme) quelque sens caché, qui nous enseigne les choses qui dépassent notre nature au moyen de choses qui correspondent à notre nature(36)».

XIII

Dieu nous impose toutefois certains châtiments, ou plutôt Il permet au diable de nous infliger certains maux, mais ce sont des punitions pédagogiques.
Ces châtiments visent notre correction pendant cette vie ou au moins celle des autres qui tireront une leçon de notre exemple et s'amenderont. par la crainte. Il y aura aussi des châtiments qui ne visent pas à corriger qui que soit, mais simplement à mettre fin au mal en mettant fin à ceux qui le propagent, pour sauver la terre de la corruption perpétuelle et de la destruction totale ; tel fut le cas lors du déluge au temps de Noé et lors de la destruction de Sodome(37).
Tous ces châtiments valent pour la corruption de la vie présente ; ils ne vont pas au-delà. Ils ont pour but de corriger et de changer en mieux ce qui peut l'être encore dans ce monde soumis au changement. Après la Résurrection générale, il n'y aura plus de changement. L'éternité et l'incorruptibilité sont les propriétés de ce qui ne change pas ; il n'y aura donc absolument aucune transformation, mais seulement l'épanouissement dans l'état que les êtres libres auront librement choisi, épanouissement éternel et infini n'impliquant aucune modification, aucun changement de direction, ni aucun retour en arrière. Le monde qui nous entoure est soumis au changement parce qu'il est corruptible. Les Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre que le Christ suscitera lors de Son second Avènement seront incorruptibles et ne changeront donc pas. Il n'y aura pas de correction dans ce Monde Nouveau ni, par conséquent, de châtiment pédagogique. Toute punition imposée par Dieu dans ce Monde nouveau de la Résurrection serait donc clairement et indubitablement un acte de vengeance, inopportun et motivé par la haine, sans motif valable ni bonne intention.
Si nous considérons l'enfer comme un châtiment de Dieu, nous devons admettre qu'il s'agit d'une punition insensée, à moins que Dieu ne soit infiniment mauvais.
Comme l'affirme saint Isaac le Syrien : «Celui qui inflige des châtiments pédagogiques pour guérir châtie par amour, mais celui qui cherche à se venger est dépourvu d'amour. Dieu punit avec amour, non pour Se défendre - loin de là - mais pour guérir Son image, et Son courroux ne dure pas longtemps. Cette voie de l'amour est la voie droite qui ne se transforme pas, par passion, en moyen de défense. Un homme qui est juste et sage, est comme Dieu en ce qu'Il ne châtie jamais pour se venger en infligeant le mal, mais seulement pour corriger le coupable ou pour inspirer une crainte salutaire aux autres(38)».
Nous voyons donc que Dieu châtie tant qu'il y a espoir d'amélioration. Il n'y aura aucun châtiment après la Résurrection générale. L'enfer n'est pas une punition de Dieu, mais une auto-condamnation. Comme le dit saint Basile : «Les maux de l'enfer ne sont pas causés par Dieu mais par nous(39)».

XIV

Certains pourront toutefois insister et dire que les Ecritures et les Pères parlent toujours de Dieu comme du Grand Juge qui récompensera ceux qui Lui ont obéi et punira les désobéissants au Jour du Jugement (2 Tim., 4, 6-8). Comment devons-nous comprendre ce jugement si nous interprétons les paroles de Dieu dans un sens divin plutôt qu'humain ? Qu'en est-il du jugement de Dieu ?
Dieu est la Vérité et la Lumière. Le jugement de Dieu n'est rien d'autre que notre entrée en contact avec la vérité et la lumière. Au Jour du Jugement, au Second Avènement, tous les hommes paraîtront à nu devant la lumière pénétrante de la vérité. Les livres seront ouverts. Que sont ces «livres» ? Ce sont nos cœurs. Nos cœurs seront ouverts par la lumière pénétrante de Dieu, et ce qu'ils renferment sera révélé. Les cœurs qui renferment l'amour de Dieu se réjouiront à la vue de Sa lumière. Au contraire, ceux dont les cœurs renferment la haine de Dieu souffriront en recevant dans leurs cœurs ouverts cette lumière pénétrante de la vérité qu'ils auront détestée toute leur vie.
Ce ne sera donc pas une décision de Dieu, une récompense ou une punition de Sa part, qui différenciera les hommes, mais ce qu'il y aura dans le cœur de chacun ; ce que nos cœurs ont renfermé pendant toute notre vie sera révélé au jour du Jugement. Si cette révélation comporte une récompense ou une punition - et tel est le cas - cela ne viendra pas de Dieu mais de l'amour ou de la haine qui règne dans notre cœur. Qui dit amour dit béatitude et qui dit haine dit désespoir, amertume, peine, affliction, méchanceté, agitation, confusion, obscurité et toutes les autres conditions intérieures qui composent l'enfer (1 Cor., 4, 6).
La lumière de la Vérité, l'Energie divine, la grâce de Dieu, que la corruption présente n'empêchera plus d'atteindre les hommes sans entraves au jour du Jugement, sera la même pour tous. Il n'y aura aucune distinction. La différence se trouvera tout entière dans ceux qui reçoivent et non dans Celui qui donne. Le soleil brille sans distinction sur les yeux sains et sur les yeux malades. L’œil sain apprécie la lumière qui lui permet de voir la beauté qui l'entoure. Ceux dont l’œil est malade au contraire ressentent de la douleur, sont blessés, souffrent et veulent se dérober à cette même lumière qui apporte tant de joie à ceux qui ont les yeux en bon état.
Mais, hélas, il ne sera plus possible d'échapper à la lumière de Dieu. Ce l'était pendant cette vie, mais dans la nouvelle Création de la Résurrection, Dieu sera partout et en tout. Sa lumière et Son amour embrasseront tout. Nul endroit ne sera caché de Dieu comme c'est le cas pendant notre vie corrompue dans le royaume du prince de ce monde(40). Le diable sera dépouillé de son royaume lors de la Résurrection générale et Dieu reprendra possession de Sa création(41). L'Amour enveloppera tout de son feu sacré qui jaillira comme un fleuve du trône de Dieu pour irriguer le paradis. Mais ce même fleuve d'Amour suffoquera et brûlera ceux qui ont la haine dans le cœur.
«Car notre Dieu est un feu consumant» (Héb. 12, 29). Le feu qui purifie l'or, consume le bois. Les métaux précieux y brillent comme le soleil, les déchets y brûlent avec une fumée noire. Tous sont dans le même feu de l'Amour. Certains y brillent, d'autres deviennent noirs et sombres. Dans la même fournaise, l'acier brille comme le soleil et l'argile noircit et devient dur comme la pierre.
La différence est dans l'homme, non en Dieu. Elle provient du libre choix de l'homme, que Dieu respecte absolument. Le jugement de Dieu est la révélation de ce qu'il y a réellement dans l'homme.

XV

Saint Macaire écrit : «Comme le royaume des ténèbres et le péché sont cachés dans l'âme jusqu'au Jour de la Résurrection, où le corps même des pécheurs sera couvert des ténèbres maintenant cachées dans leur âme, de même le Royaume de la lumière et l'Image Céleste, Jésus Christ, illuminent dès maintenant l'âme en secret et règnent dans l'âme des saints, mais sont cachés aux yeux des hommes... jusqu'au Jour de la Résurrection ; mais alors le corps aussi sera recouvert et glorifié par la lumière du Seigneur qui existe dès à présent dans l'âme de l'homme (dans cette vie terrestre), de sorte que le corps lui-même régnera avec l'âme qui déjà reçoit le Royaume du Christ, repose et resplendit de la lumière éternelle(42)».
Saint Syméon le Nouveau Théologien dit que ce n'est pas ce qu'un homme fait qui compte pour la vie éternelle, mais ce qu'il est, s'il ressemble ou non à Jésus Christ notre Seigneur. Il écrit : «Dans la vie future, on ne regarde pas si le chrétien a renoncé au monde entier pour l'amour du Christ ou s'il a distribué tous ses biens aux pauvres, ou s'il a jeûné ou veillé et prié, ou s'il a pleuré et gémi sur ses péchés, ou s'il a fait tout autre bien en cette vie, mais on regarde attentivement s'il a quelque ressemblance avec Jésus Christ, comme un fils avec son père».

XVI

Saint Pierre Damascène écrit : «Nous ne recevons pas tous également les bienfaits du Seigneur ; mais certains, recevant le feu de Dieu, c'est-à-dire Sa parole, se rendent, par leur effort, tendres de cœur comme la cire d'abeille alors que d'autres, par négligence, durcissent comme l'argile, et deviennent de pierre. Si nous ne le recevons pas également, ce n'est pas qu'Il contraigne quiconque. Le soleil envoie ses rayons et illumine le monde entier, et celui qui veut le voir est aussi vu de lui, alors que celui qui ne le veut pas n'y est pas forcé : personne n'est responsable de la privation de la lumière sauf celui qui refuse de la recevoir. Dieu a créé le soleil et l’œil. L'homme est libre de recevoir la lumière du soleil ou non. Il en va de même ici. Dieu répand sur tous les rayons de la lumière de la connaissance, mais il nous donne aussi, avec la connaissance, l’œil de la foi. Ainsi, celui qui veut recevoir solidement la connaissance par la foi, la garde en mémoire par ses oeuvres, et Dieu lui donne aussi plus d'empressement, de connaissance et de force(43)».

XVII

Je pense que nous comprenons maintenant ce que sont véritablement l'enfer éternel et le paradis éternel, et qui est le vrai responsable de la différence.
Dans l'icône du Second Avènement, nous voyons notre Seigneur Jésus Christ assis sur un trône. A sa droite se trouvent Ses amis, les bienheureux qui ont vécu par Son amour. A sa gauche sont Ses ennemis, tous ceux qui ont passé leur vie à Le haïr, même s'ils semblaient pieux et respectueux. Entre les deux, jaillissant du trône du Christ, un fleuve de feu vient vers nous. Qu'est ce fleuve de feu ? Est-ce un instrument de torture ? Est-ce une énergie de vengeance venant de Dieu pour vaincre Ses ennemis ?
Non, rien de tel ! Ce fleuve de feu est «le fleuve qui sortit d'Eden pour arroser le paradis» d'autrefois (Gen., 2, 10). C'est le fleuve de la grâce de Dieu qui a irrigué les saints de Dieu depuis les origines. En un mot, c'est l'effusion de l'amour de Dieu pour Ses créatures. L'amour est feu, comme le sait quiconque aime. Dieu est Amour, donc Feu. Le feu consume tous ceux qui ne sont pas feu eux-mêmes, et fait briller et resplendir tous ceux qui sont feu (Héb. 12, 29).
Dieu est souvent apparu comme feu : à Abraham, à Moïse dans le buisson ardent, au peuple d'Israël qu'Il a guidé dans le désert comme une colonne de feu durant la nuit et comme une nuée lumineuse durant le jour, lorsqu'il couvrait le tabernacle de Sa gloire (Ex. 40 : 34, 38), et lorsqu'il fit pleuvoir le feu sur le mont Sinaï. Dieu Se révéla comme feu lors de la Transfiguration, et Il dit qu'Il était venu «apporter le feu sur la terre» (Luc, 12, 49), c'est-à-dire l'amour, puisque selon saint Jean Climaque : «L'amour est la source du feu(44)».
L'écrivain grec Photios Kontoglou a dit quelque part que «la Foi est un feu qui réchauffe le cœur. Le Saint Esprit est descendu sur les Apôtres sous forme de langues de feu. Lorsque le Seigneur se révéla aux deux disciples, ceux-ci dirent 'Notre cœur ne brûlait-il pas en nous, pendant qu'Il nous parlait en chemin ?" Le Christ compare la foi à un 'cierge qui brûle'. Saint Jean le Précurseur dit dans sa prédication que le Christ baptisera les hommes 'dans le Saint Esprit et dans le feu'. Et le Seigneur a dit : 'Je suis venu jeter le feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer, si ce n'est qu'il s'allume ?' Le caractère le plus tangible de la foi est la chaleur ; c'est pourquoi l'on parle de foi ardente, de foi fervente. Le signe assuré de l'incroyance est la froideur.
Voulez-vous savoir discerner si un homme a la foi ou non ? Si la chaleur se dégage de lui - de ses yeux, de ses paroles, de ses attitudes - soyez sûr qu'il a la foi dans son cœur. Si cependant vous sentez le froid se dégager de tout son être, cela signifie qu'il n'a pas la foi, quoi qu'il dise. Il peut s'agenouiller, baisser la tête humblement, proférer toutes sortes de préceptes moraux avec une voix humble, mais tout ceci respirera une brise glaciale qui vous engourdira par sa froideur(45)».
Saint Isaac le Syrien écrit que «le Paradis est l'amour de Dieu, qui renferme le bonheur de toutes les béatitudes» et que «l'arbre de vie est l'amour de Dieu» (Homélie 72).
«Ne vous y trompez pas, dit saint Syméon le Nouveau Théologien, Dieu est feu et, lorsqu'Il est venu dans le monde et s'est fait homme, Il a apporté le feu sur la terre, comme Il le dit Lui-même ; ce feu tourne à la recherche de matériaux - c'est-à-dire une bonne disposition et une bonne intention pour s'y loger et l'embraser ; chez ceux qu'il embrase, ce feu devient une haute flamme qui monte au ciel... cette flamme commence par nous purifier entièrement de la souillure de nos passions, puis elle se fait, pour nous, nourriture et boisson, lumière et joie, et nous fait devenir lumière nous-même puisque nous participons à Sa lumière» (Discours 78).
Dieu est un feu d'amour, et Il l'est pour les bons comme pour les méchants. Il y a toutefois une grande différence dans la façon dont les êtres reçoivent ce feu aimant. Saint Basile dit que «l'épée de feu fut placée à la porte du paradis pour garder l'approche de l'arbre de vie ; elle était terrible et brûlante pour les infidèles, mais douce et accessible pour les fidèles, leur apportant la lumière du jour(46)». Le même feu d'amour apporte la clarté à ceux qui répondent à l'amour par l'amour et brûle ceux qui répondent par la haine.
Le Paradis et l'enfer sont le même et unique Fleuve de Dieu, un feu d'amour qui embrasse et enveloppe tout de la même volonté bienveillante, sans différence ni discrimination. La même eau vivifiante est vie éternelle pour les fidèles et mort éternelle pour les infidèles ; elle est l'élément vital des premiers et l'instrument de suffocation éternelle des seconds ; le paradis des uns et l'enfer des autres. Ne vous étonnez pas. Le fils qui aime son père est heureux dans ses bras, alors que l'accolade aimante du père sera un tourment pour son fils qui ne l'aime pas. C'est aussi pourquoi ceux qui nous détestent ressentent comme des charbons ardents sur leurs têtes l'amour que nous leur portons.
Saint Isaac le Syrien dit que «ceux qui souffrent en enfer souffrent d'être fouettés par l'amour... Il est tout à fait erroné de penser que les pécheurs en enfer sont privés de l'amour de Dieu.
L'amour est un enfant de la connaissance de la vérité, et est indubitablement donné à tous de la même façon. Mais la puissance de l'amour agit de deux façons : il tourmente les pécheurs alors qu'il fait les délices de ceux qui ont vécu en accord avec lui» (Homélie 84). Dieu est amour. Si nous croyons vraiment à cette vérité, nous savons que Dieu ne déteste jamais, ne punit jamais, ne se venge jamais. Comme le dit l'abba Ammonas : «L'amour ne déteste personne, ne fait de reproche à personne, ne condamne personne, ne fait de peine à personne, n'exècre personne, ni les fidèles ni les infidèles, ni les étrangers ni les pécheurs ni les fornicateurs, ni les impurs, mais ce sont précisément les pécheurs, les faibles et les négligents qu'il aime davantage, pour lesquels il ressent de la peine, s'attriste et se lamente, et il a plus de sympathie pour les méchants et les pécheurs que pour les bons imitant le Christ qui a appelé les pécheurs et a mangé et bu avec eux. Pour cette raison, nous montrant ce qu'est le véritable amour, Il nous a enseigné «devenez bons et miséricordieux comme votre Père qui est aux cieux», et comme Il fait pleuvoir sur les bons et les mauvais et fait lever le soleil sur les justes et les injustes, ainsi fait celui qui aime vraiment, qui a compassion et qui prie pour tous».

XVIII

Quiconque est perplexe et ne comprend pas comment l'amour de Dieu peut rendre quelqu'un affreusement misérable, le faire souffrir et le brûler comme une flamme devrait songer au frère aîné de l'enfant prodigue. N'était-il pas dans la maison de son père ? Tout ce qui s'y trouvait ne lui appartenait-il pas ? N'était-il pas aimé par son père ? Son père ne l'avait-il pas invité, supplié de se joindre au festin joyeux ? Qu'est-ce qui le rendait misérable et le brûlait d'amertume et de haine ? Qui lui avait refusé quoi que ce fût ? Pourquoi ne s'est-il pas réjoui du retour de son frère ? Pourquoi n'avait-il pas d'amour, ni pour son père ni pour son frère ? N'était-ce pas à cause de sa mauvaise humeur intérieure ? N'était-ce pas pour cela qu'il restait en enfer ? Et qu'était cet enfer ? Etait-ce un endroit à part ? Y avait-il quelque instrument de torture ? Ne continuait-il pas à vivre dans la maison de son père ? Qu'est-ce qui le séparait (le la joie qui régnait dans la maison, sinon sa haine et son amertume ? Est-ce que son père ou même son frère, avaient cessé de l'aimer ? N'était-ce pas précisément cet amour qui endurcissait son cœur toujours davantage ? N'était-ce pas la joie qui l'attristait ? Son cœur ne brûlait-il pas de haine, haine pour son père et pour son frère, pour l'amour de son père envers son frère et pour l'amour de son frère envers son père ? C'est là l'enfer : la négation de l'amour ; la haine en réponse à l'amour ; l'amertume à la vue de la joie innocente ; être entouré d'amour et avoir de la haine en son cœur.
Telle est la condition éternelle de tous les damnés. Ils sont tous tendrement aimés. Ils sont tous invités au joyeux festin. Ils vivent tous dans le Royaume de Dieu, dans la nouvelle terre et les nouveaux cieux. Personne ne les chasse. Même s'ils voulaient s'en aller, ils ne pourraient s'enfuir de la nouvelle création de Dieu ni se cacher du tendre amour du Dieu partout présent. Leur seul choix serait peut-être de s'éloigner de leurs frères et de chercher un isolement amer, mais ils ne pourront se soustraire à Dieu et à Son amour, ce qui est d'autant plus terrible que dans cette vie éternelle, dans cette nouvelle création, Dieu sera tout pour Ses créatures.
Comme le dit saint Grégoire de Nysse : «Dans la vie présente, nous avons des liens avec plusieurs choses, comme le temps, l'air, le lieu, la nourriture et la boisson, le vêtement, la lumière du soleil, la lumière des lampes et d'autres nécessités de la vie dont aucune n'est Dieu malgré leur nombre ; l'état de béatitude dans lequel nous espérons ne comporte aucune de ces choses, mais l'Etre divin sera tout et tiendra lieu de tout pour nous, Se distribuant Lui-même proportionnellement à chaque besoin de cette existence. Il est clair aussi selon les saintes Ecritures que Dieu devient pour ceux qui le méritent, lieu, maison, vêtement, nourriture, boisson, lumière, richesse, royaume et tout ce qu'on peut imaginer qui contribue au bonheur de la vie(47)».
Dans la nouvelle vie éternelle, Dieu sera tout pour Ses créatures, non seulement pour les bons mais aussi pour les méchants, non seulement pour ceux qui l'aiment mais aussi pour ceux qui le haïssent. Mais comment celui qui hait Dieu pourra-t-il supporter de tout recevoir des mains de Celui qu'il déteste ? Quel tourment éternel ce sera, quel feu éternel, quels grincements de dents !
Allez-vous en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu intérieur et éternel de la haine,
dit le Seigneur,
car j'ai eu soif de votre amour et vous ne Me l'avez pas donné,
j'ai eu faim de votre béatitude et vous ne Me l'avez pas offerte,
J'étais en prison dans Ma nature humaine
et vous ne m'avez pas visité dans Mon Eglise.
Vous êtes libres d'aller où votre malice le désire,
loin de moi,
dans la haine torturante de vos cœurs,
étrangère à Mon cœur aimant qui n'a de haine pour personne.
Libre à vous de quitter l'Amour pour l'enfer éternel de la haine,
inconnu de moi et de ceux qui sont avec Moi,
mais qui a été préparé par la liberté pour le diable,
du jour où J'ai formé mes créatures libres et raisonnables.
Mais où que vous alliez
dans la ténèbre de vos cœurs pleins de haine,
Mon amour vous suivra comme un fleuve de feu,
car quel que soit le choix de votre cœur,
vous êtes et vous resterez éternellement
Mes enfants.
Amen.
 
(Traduit par Hélène Pignot)
 
 
NOTES
1) «Le mal, c'est de devenir étranger à Dieu», saint Basile, Que Dieu n'est pas la cause des maux, 7, PG 31. «A tous ceux qui s'écartent de Lui volontairement, Dieu inflige la séparation qu'ils ont choisie. Or la séparation d'avec Dieu, c'est la mort», saint Irénée de Lyon, Contre les Hérésies, 5, 27, 2. «En se détournant des biens éternels pour s'incliner, sur le conseil du diable, vers les choses corruptibles, les hommes ont d'eux-mêmes causé pour eux la corruption de la mort», saint Athanase le Grand, Sur l'Incantation du Verbe, 5, PG 25, 104-105.2). «Il est donc vraiment insensé, privé de raison et d'intelligence, celui qui dit que Dieu n'existe pas. Proche, et ne lui cédant pas en folie, est celui qui dit que Dieu est l'auteur des maux. J'estime, en effet, que les deux péchés se valent, puisque l'un comme l'autre renient le Bon ; le premier, en lui refusant complètement l'existence, le second en posant qu'Il n'est pas bon. Car s'Il est la cause des maux, il est évident qu'Il n'est pas bon. De sorte que dans l'un et l'autre cas, on renie Dieu» (saint Basile, op.cit.).3). «Mais on pourrait dire : Bien, Adam a fait un faux pas, et ayant méprisé le commandement divin, a été condamné à la corruption et à la mort ; mais comment, ensuite, la multitude a-t-elle été constituée pécheresse à cause de lui ? En quoi ses fautes nous regardent-elles ? Et comment même peut-il se faire que nous qui n'étions pas nés, nous ayons été condamnés avec lui, quoique Dieu dise : Les pères ne mourront pas pour leurs enfants, ni les enfants pour leurs pères, mais l'âme qui aura péché, c'est elle qui mourra (Deut. 24, 16) ? N'est-ce pas l'âme qui a péché qui doit mourir ? Mais nous sommes devenus pécheurs par la désobéissance d'Adam de la façon suivante. Il avait été créé, en effet, pour la vie et l'incorruptibilité, mais son mode de vie était aussi celui qui convenait à un saint dans le paradis des délices, son esprit était sans cesse et tout entier dans la contemplation des choses divines, son corps reposait dans le calme et la tranquillité, sans l'attaque du moindre plaisir honteux ; car le trouble des mouvements déplacés n'était pas en lui. Mais quand il fut tombé sous le péché, et qu'il eut glissé vers la corruption, de là les plaisirs impurs s'introduisirent dans la nature de la chair, et la loi de la férocité s'éleva dans nos membres. La nature est tombée malade du péché, à cause de la désobéissance d'un seul, j'ai nommé Adam ; c'est ainsi que beaucoup ont été constitués pécheurs, non qu'ils aient participé à la transgression d'Adam, car ils n'existaient pas encore, mais parce qu'ils sont de cette nature, qui est tombée sous la loi du péché... la nature humaine est devenue infirme en Adam par la désobéissance, devenant corruptible, et les passions ont ainsi pénétré en elle», saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur l'Epître aux Romains, PG 74, 788-789. «Cependant, si, Adam ayant péché, ses descendants ont été constitués pécheurs à cause de cela, ils ne méritent aucun châtiment. Car ce n'est pas d 'eux-mêmes qu'ils sont devenus pécheurs. Ainsi donc, le terme de pécheurs est employé ici pour mortels. Car la mort est le salaire du péché. C'est pourquoi, la nature du protoplaste étant devenue mortelle, ceux qui partagent la nature du premier père sont aussi devenus, en lui, participants de la mortalité», Euthyme Zigabène, Explication de l'Epître aux Romains, 5,19.4) Matt. 20, 13.5) Saint Isaac le Syrien, Homélies Ascétiques, 60. 6) Luc 6, 35. Citation de la même homélie de saint Isaac.
7) «Dieu a tant aimé le monde qu'Il a livré son Fils unique à la mort pour lui. Non qu'Il ne pût nous délivrer par un autre moyen, mais Il nous a manifestement enseigné par là son amour infini. Et dans la mort de Son Fils unique Il nous a rapproché de Lui. Que s'Il avait eu plus précieux que Lui, Il nous l'aurait donné, afin de racheter notre race à ce prix. Et dans son amour immense, Il n' a pas jugé bon de contraindre notre liberté, quoiqu'Il le pût, mais Il veut que ce soit par l'amour librement consenti que nous nous approchions de Lui», saint Isaac le Syrien, Homélies Ascétiques, 81.
8) «Si nous perdons courage, ne cessons pas de méditer sur le commandement du Seigneur à Pierre, de pardonner soixante dix—sept fois sept fois au pécheur. Car ce qu'Il a commandé à autrui, combien plus Il l'accomplira Lui—même !», saint Jean Climaque, L'Echelle Sainte, Echelon 26, 31.
9) «Le sage et juste ressemble à Dieu : il ne châtie jamais le prochain pour se défendre contre sa malice, mais afin de le corriger, ou d'inspirer de la crainte à autrui», saint Isaac, Ibid., Homélie 73. «C'est un grand bienfait que Dieu a donné à l'homme en ne le laissant pas persister dans le péché pour l'éternité», Théophile d'Antioche, A Autolycus, 2, 26.
10) «Dieu vit tout ce qu'il avait fait, et voici, c'était très bon» (Gen. 1, 31). «Dieu a tout créé dans la meilleure condition possible, mais la race perdue des démons a utilisé les êtres qui sont dans le monde pour faire le mal, et c'est à eux, et non au Dieu parfait, qu'il faut attribuer la racine de la malice... L'aménagement du monde est bon, c'est le comportement de ceux qui s'y trouvent qui est mauvais», Tatien, Discours aux Païens, 17, 19. «Rien de mauvais n'est venu de Dieu à l'origine, mais tout était bon et très bon», Théophile d'Antioche, A Autolycos, 2, 17. «II n'est rien de ce qui est, qui ne participe au Beau et au Bon», saint Denys l'Aréopagite, Des Noms Divins, PG 3, 704. «Quoique les raisons particulières des choses réglées par l'économie divine nous échappent, il faut que ce dogme du moins soit fermement établi dans notre âme, qu'aucun mal ne vient du Bon», saint Basile, Que Dieu n'est pas la cause des maux. «Il n'appartient pas à Dieu, en effet, de susciter le contre-nature... Dieu, étant parfaitement bon, ne fait éternellement que du bien», Athénagore, Supplique au sujet des chrétiens, 26.
11) Voir aussi saint Isaac le Syrien, Sozomena Askitika - Athènes, 1871, PP. 95-96.
12) Littéralement, «logiques>, ou verbitiés, à l'image du Logos, du Verbe de Dieu.
13) «C'est ainsi que le diable est méchant : il n'a pas une nature opposée au bien, mais il doit sa malice à son libre choix», saint Basile, Ibid. «Tout ce que l'homme fait, les biens comme les maux, c'est à lui-même qu'il les fait», saint Antoine le Grand, Philocalie, 1, 121.
14) «Dieu n'a pas fait la mort, et Il ne prend pas plaisir à la ruine des vivants ; Il a créé toutes choses pour qu'elles soient; les créatures du monde sont salutaires, en elles il n'est aucun poison de mort, et le séjour des morts ne règne pas sur la terre» (Sagesse de Salomon, 1,13-14). «Oui, Dieu a créé l'homme pour l'incorruptibilité, et il en fait une image de sa propre singularité ; c'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde» (Sagesse de Salomon, 2, 23-24).
15) «Celui qui a été fait à l'image de Dieu, une fois que l'Esprit plus puissant s'est séparé de lui, devient mortel», Tatien, Discours aux Païens.
16) Saint Basile, op. laud., Pt3 31, 345.
17) Saint Irénée de Lyon, Contre les Hérésies, 5, 27, 2. Cf 5, 28, 1.
18) Philocalie, 2, p. 27.
19) Saint Grégoire Palamas, Cent cinquante chapitres physiques, théologiques, éthiques et pratiques, PG 150, 1157-1160. Nouvelle édition, avec traduction anglaise : Saint Gregory Palamas, The One Hundred and Fifty Chapters, edited and translated by R.E.Sinkewicz, Pontif.Instit. of Mediaeval Studies, Studies and Texts 83, Toronto, 1988.
20) Théophile d'Antioche, A Autolycus, 2, 25. Saint Jean Damascène donne le même enseignement : «Ce n'est pas le bois qui enfante la mort ; car Dieu n'a pas fait la mort ; mais c'est la désobéissance qui attire la mort», Homélie sur le Samedi Saint, 10, PG 96, 612 a.
21) «Et qu'est-ce qu'un cœur miséricordieux ? C'est un cœur qui brûle pour toute la création, pour les hommes et pour les oiseaux et pour les animaux et pour les démons, et pour toute créature. De leur souvenir et de leur contemplation ses yeux fondent en larmes. A cause de la grandeur et de la force de cette compassion, qui lui étreint le cœur, et à cause de sa grande patience son cœur se fait tout petit et il ne peut supporter ni d'entendre ni de voir le moindre dommage ou le moindre chagrin survenir dans la création. Pour cette raison, à toute heure, il prie avec larmes, aussi bien pour les animaux, et pour les ennemis de la vérité, et pour ceux qui lui font du mal, afin que Dieu les garde et les prenne tous également en pitié, il prie même pour la race des reptiles, à cause de sa grande miséricorde qui bouillonne dans son cœur d'une façon démesurée, à la ressemblance de Dieu», Isaac le Syrien, Homélies, 81.
22) Philocalie, chapitre 150. «Ce n'est pas Dieu qui hait, c'est nous, car Dieu n'éprouve jamais de haine», dit saint Jean Chrysostome
23). «Nous croyons en un seul Dieu, un seul principe sans commencement, incréé, inengendré, indestructible et immortel, éternel, infini, illimité, infiniment fort, simple, sans composition, incorporel, sans écoulement, impassible, immuable, inaltérable, invisible, source de bonté et de justice, lumière intellective, inaccessible, force incommensurable, mesurée seulement par sa volonté - car tout ce qu'Il veut, Il le peut - créatrice de toutes les créatures visibles et invisibles, qui contient et conserve toutes choses, providence de tout, qui domine, gouverne et règne sur tout d'un règne immortel et sans fin, sans rien qui lui soit opposé, remplissant tout, que rien n'enveloppe, mais qui plutôt enveloppe elle-même tout l'univers, le maintient et le dépasse ; qui repose purement sur toutes les essences comme sur un char, qui est au-dessus de tout et transcende toute essence, étant suressentielle et surpassant tout, plus que Dieu, plus que bonne, plus que pleine, délimitant toutes les autorités et tous les ordres, et logée au-dessus de tout ordre et de toute autorité, par-delà l'essence, la vie, la raison et la pensée ; lumière en soi, bonté en soi, vie en soi, essence en soi en tant qu'elle ne tient l'être de rien d'autre ni n'a rien des choses qui sont, mais qu'elle est source, pour elles, de leur être : source de la vie des vivants, de la raison chez ceux qui participent à la raison, et cause pour tous de tous les biens ; connaissant toute chose avant qu'elle ne soit. Substance unique, unique divinité, unique puissance, une seule volonté, une seule énergie, principe unique, efficience unique, seigneurie une, un seul règne, - puissance qui est reconnue et adorée d'une seule adoration dans Trois Hypostases parfaites, objet de foi et de culte pour toute la création verbifiée, unies sans confusion et distinguées sans séparation, ô paradoxe ; nous croyons dans le Père, le Fils et le Saint Esprit ; en eux nous avons aussi été baptisés ; car tel est l'ordre de baptiser que le Seigneur a donné à ses disciples : «Les baptisant, dit-Il, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit», saint Jean Damascène, Exposition de la Foi Orthodoxe, 1, 8.
24) «II a créé sans matière» (Saint Jean Chrysostome, PG 59, 308).
25) Exposition de la Foi Orthodoxe, I, 14.
26). «L'âme séparée du corps ne peut faire ni bien ni mal. Les visions que certains obtiennent sur ceux de l'au-delà, c'est Dieu qui les montre, dans son économie bienfaisante. Exactement comme la lyre, s'il n'y a personne pour en jouer, demeure silencieuse et sans action, ainsi l'âme et le corps, disjoints l'un de l'autre, n'ont plus aucune faculté d'agir» (Athanase le Grand).
27) «Chaque chose est un corps selon sa nature propre : l'ange, l'âme, le démon. Si subtils soient-ils, il n'en reste pas moins que, dans leur hypostase, leur caractère, leur aspect, ce sont des corps, subtils assurément selon la qualité de leur nature», saint Macaire d'Egypte, Homélies spirituelles, 4.
28) «Sortons et allons voir dans les sépulcres que l'homme n'est qu'ossements décharnés, nourriture des vers, odeur fétide», Grand Euchologe, édition Asteros, p. 415. «Comme la lumière, au déclin du soir, disparaît mais ne périt pas, ainsi l'homme : jeté au tombeau comme à l'horizon du couchant, il y sera gardé jusqu'à l'aurore de la Résurrection», dit saint Jean Chrysostome.
29). «Celui donc qui blâme le Créateur de ne nous avoir pas fait impeccables par nature, ne fait rien d'autre que préférer à la nature raisonnable celle des êtres sans raison», saint Basile le Grand, op. laud.
30) Héb. 11, 6 ; voir aussi Héb. 10, 35.
31)Héb. 10, 26-31 : «Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et de l'ardeur d'un feu qui dévorera les rebelles. Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ; de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l'alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l'Esprit de la grâce ? Car nous connaissons celui qui a dit : A moi la vengeance, à moi la rétribution ! et encore : Le Seigneur jugera son peuple. C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant».
32) Saint Basile, op. laud.
33) Saint Isaac le Syrien, Homélies ascétiques, 83, p. 317.
34) Saint Basile le Grand, op. cit.
35) Cinquième Discours Théologique, 22, PG 36, 157.
36) Exposé de la Foi Orthodoxe, 1, 11.
37). «Les famines, les sécheresses et les pluies torrentielles sont une certaine forme de châtiments collectifs des cités et des peuples, qui répriment la démesure du mal. De même donc que le médecin fait du bien, quand même il inflige au corps fatigues et souffrances -c'est la maladie qu'il combat, non le malade-, ainsi Dieu est bon qui, par des châtiments particuliers, pourvoit au salut général... Le mal proprement dit, c'est le péché. C'est lui qui mérite surtout de s'appeler ainsi, et il dépend de notre libre choix», saint Basile, op. cit.
38) Saint Isaac, Homélie 73.
39) Saint Basile le Grand, op. cit.
40) «Le diable est devenu le prince de la matière» (Athénagore, Supplique, 24, 25). «Ils réduisirent le genre humain en esclavage à leur profit et semèrent toute la méchanceté. De là vient que poètes et mythologistes, ignorant les anges et les démons qui en sont venus, attribuèrent à Dieu même les faits survenus aux hommes, aux femmes, aux villes et aux nations, qu'ils avaient rassemblés par écrit», saint Justin, Seconde Apologie, 5, 3-5.
41)«Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable», 1 Jn 3, 8.
42) Saint Macaire d'Egypte, Homélies Spirituelles, 2.
43). Philocalie, vol. 3, p. 8.
44) L'Echelle Sainte, 3ème échelon, 18.
45) Photios Kontoglou, «Calendriers Ecclésiastiques», Orthodoxos Typos, Athènes, 1er janvier 1971.
46). Saint Basile le Grand, Homélie, 13, 2, Exhortation pour le saint baptême, PG 31, 428 et 95, 1272.
47). De l'âme et de la Résurrection. Voici ce que dit saint Jean Chrysostome : «C'est Moi, qui suis ton père, moi ton frère, moi ton époux, moi ta maison, ta nourriture, c'est moi, moi ton vêtement, moi ta racine, moi ta fondation. Tout ce que tu veux, je le suis. Tu n'as plus besoin de rien. Je ferai tout. Car je suis venu pour servir et non pour être servi. Me voici également à la fois ami, membre, tête, frère, sœur et mère. Je suis tout. Tu n'as qu'une chose à faire, m'aimer. Me voici pauvre pour toi, pour toi vagabond, sur la Croix pour toi, pour toi dans le tombeau. En haut, je siège pour toi avec le Père. En bas, je suis descendu pour toi, envoyé par le Père. Tu es tout pour moi : frère, cohéritier, ami, membre même. Que désires-tu de plus ?», saint Jean Chrysostome, Homélies sur saint Matthieu, 76, 5, PG 58, 700.
 

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EN VRAC...ÉLÉMENTS ÉPARS POUR VOTRE

 

RÉFLEXION PERSONNELLE ET...ALIMENTER

 

VOTRE PRIERE...

 

 

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Naissance. Connaissance. Reconnaissance. Renaissance.

POUR LE DROIT DE L'ENFANT
A SA FILIATION BIOLOGIQUE

STOPPER LE DROIT A L'ENFANT
OUVERT PAR LES PMA ET GPA

EN REFORMANT LE DROIT D'ADOPTION 
DANS LE RESPECT DE TOUS LES COUPLES
Chers amis,

Malgré les événements qui ont frappé une nouvelle fois la France, nous tenons à vous souhaiter un excellent été. Pour nous, une partie de cette période estivale sera consacrée à préparer une rentrée politique très chargée.

En effet, dès septembre, nous entrerons dans la campagne pour la primaire de la droite et du centre, étape essentielle pour la défense de l'enfant et de l'Humain lors des élections présidentielle et législatives du printemps prochain.

Début juillet, Laurence Rossignol a annoncé que la PMA serait un engagement de campagne du candidat de la gauche car, selon elle, "la PMA est une technique qui ne pose aucun problème éthique puisque les couples hétérosexuels stériles y ont accès. La question est de savoir pour quoi la réserver aux couples hétérosexuels. C'est une discrimination."

La considération que la stérilité n'est plus seulement pathologique mais se fonde sur le fait qu'une personne seule ne peut avoir d'enfant en dehors d'un rapport avec une personne du sexe différent légalise une stérilité sociale qui ouvre un droit à l'enfant pour chaque individu.

L'Avenir pour Tous se bat pour faire primer les droits de l'enfant. Son premier droit étant celui de connaître et voir reconnaître sa filiation biologique paternelle et maternelle dans son acte de naissance. La liberté de s'unir, quels que soient les couples, est un principe à valeur constitutionnelle qui ne peut plus être abrogé dans le droit positif occidental (art.12 Convention européenne des droits de l'Homme). La reconnaissance de la filiation biologique exige donc le maintien des droits d'union des couples de même sexe, dans un statut spécifique sans filiation, l'union civile. Seul ce statut, associé à l'abrogation de l'article 6-1 du Code civil, rétablit la filiation biologique dans l'unique couple procréatif homme et femme, dont l'institution sociale est le mariage.

Dès les premiers jours de septembre, L'Avenir pour Tous souhaite entreprendre une campagne d'information et de débats tendant à rassembler, dans la diversité de leurs sensibilités, l'ensemble des défenseurs de la filiation biologique paternelle et maternelle de chaque enfant. Cette démarche de rassemblement a pour but de constituer un poids électoral conséquent sur les candidats à la primaire qui s'engageront à restaurer la filiation biologique des enfants par le maintien des droits d'union des couples de même sexe.


La mise en place d'une telle campagne de rassemblement a un coût. L'Avenir pour Tous vous invite à participer à l'effort collectif de financement en faisant un don. 
 
​C'est l'engagement de chacun qui conduira à la réussite de tout le pays, au service de tous les enfants.

Dans cet espoir, nous vous souhaitons un bel été et vous remercions pour votre engagement et votre soutien.
L'équipe de L'Avenir pour Tous

Un don bienfaiteur de 10 euros par mois et à hauteur de 1 000 donateurs nous permet de couvrir les charges fixes de l'association.
 
Les dons sont déductibles d'impôts à hauteur de 66%. Pour un don de 100 euros vous n'aurez finalement déboursé que 34 euros.
 

Faire un don par voie postale :

L'Avenir pour Tous
9, rue du Docteur Finlay
75015 Paris

Une question ?


comptabilite@avenirpourtous.fr

 

 

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Spécialiste des questions de sécurité, le général Didier Tauzin commente à chaud l’attentat de Nice et s’interroge sur la capacité de nos gouvernants à répondre à la menace terroriste. Le général Tauzin est candidat à la présidentielle et a lancé l’association Rebâtir la France.

Dans la situation qui est la nôtre, laisser en place certains responsables politiques devient presque criminel. Il faut des gens sérieux au pouvoir et ils ne le sont pas !

Sommes-nous en mesure de prévenir les attaques terroristes sur notre territoire ?

Ces gens ne sont pas des soldats mais des terroristes. Ils raisonnent de manière différente de nous. Ils mettent leur raison au service du meurtre. Ils veulent terroriser et dresser les communautés les unes contre les autres. Nous devons nous attendre à des attentats encore bien pire… C’est malheureusement évident. Il y aura d’autres mauvaises surprises de ce genre. Il faut accepter le fait que nous sommes entrés dans une période d’incertitude totale. Nous ne savons plus du tout où nous allons.

Les responsables politiques sont-ils à la hauteur pour combattre le terrorisme ?

Nos gouvernants ne sont pas adaptés à faire la guerre mais à préparer des élections. Il faut désigner l’ennemi et le combattre partout. L’ennemi, c’est le salafisme et la déviance fascisante de l’islam. Aujourd’hui, il n’y a plus de différence entre les théâtres d’opération extérieurs et intérieurs. Il y a un continuum. Il faut des gouvernants qui gouvernent au lieu de distribuer de l’argent par clientélisme en vue de 2017 !

Famille chrétienne

 

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C’est une première depuis 2009. Jamais le nombre de Français qui payent des impôts sur le revenu n’est tombé aussi bas depuis sept ans.

La majorité des Français ne paye pas d'impôts

Telle est du moins l’une des conclusions du rapport annuel de l'administration fiscale (la DGFIP). Seuls 45,6 % des ménages ont payé l’impôt sur le revenu en 2015. Soit moins d’un sur deux ! Il s’agit de la part la plus faible depuis la crise de 2009. Et c’est encore en-deçà de ce que Bercy escomptait. Le ministère tablait sur 46,5 % de ménages qui payeraient rubis sur l’ongle des impôts. Les recettes du pays vont s’en ressentir, et les caisses de l’Etat aussi !

Concrètement, cela signifie que sur les 37,4 millions de foyers fiscaux que comptait la France en 2015 (calculés sur les revenus de 2014), ils sont 17,1 millions à avoir payé un impôt sur le revenu. C’est bien simple : d'après les données de la DGFIP, 800 000 contribuables sont purement et simplement devenus non imposables en 2015.

Une tranche supprimée

Pourquoi une telle baisse ? Tout simplement car le gouvernement a supprimé la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu et a revalorisé la « décote ».Cela a permis de réduire graduellement les contributions des imposables les plus modestes, comme l’explique un article publié dans Les Echos.

http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0211122292674-toujours-moins-de-francais-paient-limpot-sur-le-revenu-2014099.php

Et la tendance pourrait se poursuivre. D’après les Echos toujours, au total, de 2014 à 2016, les baisses d'impôt consenties par l'exécutif permettraient à 12 millions de foyers fiscaux de payer moins d'impôts, voire de sortir de la tranche imposable.

Reste que cela va couter cher au pays : environ 5 milliards d'euros. Que le gouvernement devra bien aller piocher ailleurs, dans les mêmes poches mais par d’autres moyens, ou dans d’autres poches ! 

source

 

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Les Français dits "de souche" ne sont pas les seuls à être mécontents de la volonté de Najat Vallaud-Belkacem d'enseigner l'arabe aux enfants dès le CP : les minorités qui vivent en France et sont de langue berbère (avec ses variantes) ne veulent pas non plus entendre parler du diktat de l'arabe à l'école. Ils dénoncent eux aussi l'arabisation et l'islamisation en France, qu'ils se plaignent de subir, comme nous.

"En 2001, un collectif de plus de 30 associations culturelles franco-amazighes, a entrepris une démarche en vue de faire cesser les discriminations qui frappent les citoyens de culture amazighe et de donner à Tamazight (la langue amazighe) les moyens publics pour assurer sa promotion. Cette démarche portait le titre significatif de « Citoyens à part entière, Tamazight à l’Education Nationale ».

 

Au cours de la période 2002-2004, les représentants de ce collectif ont été reçus au Ministère de l’Education nationale et des promesses leur ont été faites concernant la prise en charge par l’Etat français, de l’enseignement du berbère dans les lycées, notamment pour la préparation de l’épreuve de berbère au Baccalauréat.

Plus d’une décennie plus tard, sous des gouvernements de gauche comme de droite, rien n’a bougé. Les enfants et jeunes Français d’origine amazighe continuent d’être privés de la langue d’origine de leurs parents tandis qu’on leur propose parfois avec insistance, l’apprentissage de la langue arabe, dans le cadre du dispositif ELCO (enseignement des langues et cultures d’origine).

Aujourd’hui, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education nationale et Rifaine d’origine, affiche sa ferme volonté d’enseigner l’arabe dès le CP mais ne fait jamais mention de Tamazight qui va demeurer exclue de l’Ecole française. Nos enfants vont ainsi continuer à subir l’arabisation et l’islamisation en France."[...]

source

 

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La communauté musulmane redoute les effets pervers de l’attaque du 14 Juillet, dans cette ville où cohabitent bon an mal an de nombreux habitants issus de l’immigration et des groupuscules identitaires.

[...] Le débat s’oriente sur la suite des événements : avoir peur d’être désormais montré du doigt ? «Je n’ai peur de rien, tranche Lhassan. On n’a rien à voir avec ça, on est nés en France. Je ne pense pas que Nice soit une ville où les gens pourraient faire n’importe quoi et cibler une communauté. Les politiciens voudraient bien, mais cet amalgame ne marchera pas avec la plupart des gens.» [...]

Dans les Arènes de Cimiez, un quartier cossu de Nice, France et son amie Jeannine n’ont rien changé à leurs habitudes. Comme chaque dimanche, elles sont venues chercher de la fraîcheur à l’ombre des oliviers. 
Après l’attentat, elles espèrent du gouvernement plus de «sévérité et d’autorité» à l’encontre des «personnes qui ne se plient pas à nos lois et qui se rebellent contre le pays qui les héberge».
Leurs cibles : les «Maghrébins» qui, à leurs yeux, «veulent dominer la France, faire leur loi».
 Bien sûr, de nombreuses personnes issues de l’immigration ont trouvé la mort jeudi, sur la promenade, et Jeannine veut éviter les «amalgames».
 Mais il est «très difficile de trier le bon grain de l’ivraie», dit-elle. Avant de plaider pour un «contrôle plus strict des frontières» et de n’avoir «aucune pitié» à l’encontre «du terroriste et de ses coreligionnaires». «Bah, il est déjà mort», pointe France. «Oui, mais il faut rétablir la peine de mort pour qu’ils aient une épée de Damoclès au-dessus de la tête», réplique-t-elle.France propose plutôt de rouvrir des «bagnes, comme à Cayenne».

[...] Jacques, lunettes fumées et chemise ouverte au vent, serre les dents pour ne pas «dire ce qu’[il] pense vraiment».Avant de se lâcher quand on l’interroge sur le risque d’amalgame : «A 80 %, « ils » sont d’accord entre eux. Mais on ne peut rien dire parce qu’on se fait traiter de racistes !» [...]

Libération

LES PRINCIPALES ASSOCIATIONS MUSULMANES DE FRANCE CONDAMNENT L’ATTENTAT DE NICE / FRANCE SOIR

 

Le Conseil français du culte musulman (CFCM), la Grande mosquée de Paris et l’Union des mosquées de France (UMF) ont condamné l’attentat qui a fait jeudi soir à Nice 84 morts, fauchés par un camion sur la Promenade des Anglais.

 

 

« La France vient d’être touchée une nouvelle fois par un attentat d’une gravité extrême »,déplore dans un communiqué le CFCM, en condamnant cette attaque « odieuse et abjecte qui vise notre pays le jour même de la Fête nationale qui célèbre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ».

« Le CFCM transmet sa totale solidarité avec les habitants de Nice, exprime sa profonde compassion aux familles des nombreuses victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », ajoute le texte. Il appelle également les musulmans de France à prier vendredi « à la mémoire des victimes de cette attaque barbare ».

Également dans un communiqué signé de son recteur Dalil Boubakeur, la Grande mosquée de Paris, exprimant « son immense émotion et sa consternation », a « condamné fermement cet odieux et horrible attentat criminel de masse ». Elle « appelle à l’unité de tous les citoyens dans cette nouvelle terrible épreuve qui endeuille toute la communauté nationale ».

Mohammed Moussaoui, le président de l’Union des mosquées de France (UMF), liée au Maroc, a aussi condamné « avec la plus grande vigueur » l’attentat « lâche et abject » de Nice, dont le mode opératoire,« régulièrement évoqué » par le groupe Etat islamique, rappelle que la lutte contre le terrorisme doit prioriser « l’éducation et la prévention » auprès des jeunes dont « certains sont aujourd’hui transformés en instruments et armes du terrorisme ».

L’UMF a également appelé les musulmans de France a faire de la prière de ce vendredi« un moment de recueillement à la mémoire des victimes » et à « se rapprocher des centres de collecte de sang » pour « faire un don en solidarité avec les blessés ».

 

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Deux églises attaquées dans les manifestations pro-Erdogan - La Croix- 19/7/2016

 

À la suite de la tentative de coup d'État par l'armée turque, le 15 juillet dernier, deux églises ont été attaquées au cours du week-end à Trabzon et à Malatya.

De même, la communauté alévi de Turquie, deuxième croyance du pays derrière le sunnisme, fait l'objet de violentes attaques de la part des loyalistes.

Dans la soirée du samedi 16 juillet, deux églises ont été attaquées lors des manifestations de soutien au président turc Recep Tayyop Edogan, à la suite de la tentative de coup d'État lancée par une partie de l'armée. Il s'agit des églises de Sainte-Marie à Trabzon, sur la côte nord du pays où fut assassiné en 2006 le P. Andrea Santoro, ainsi que de l'église protestante de Malatya en Anatolie où trois protestants évangéliques furent tués en 2007. Les dégâts restent toutefois mineurs.

 et d'autres villes anatoliennes, des quartiers Alévis se barricadent, menacés par des militants islamistes.

— Guillaume Perrier (@Aufildubosphore) 23:32 - 17 Juil 2016

Signes d'un climat d'intimidation des minorités, des violences ont été également signalées dans les quartiers alévis, notamment à Gazi.

Le 26 avril dernier, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) avait déjà reconnu que la Turquie violait la liberté religieuse de la communauté alévi et les discriminait. En Turquie, l'alévisme est la deuxième religion derrière le sunnisme. Cependant, elle n'est toujours pas reconnue comme une religion à part entière.

Le malaise profond de la société turque

Le vicaire apostolique pour l'Anatolie, Mgr Paolo Bizzeti, a souligné, lundi 18 juillet sur les ondes de Radio Vatican, que cette situation manifestait un malaise de la société turque et a appelé à user de « l'arme du dialogue » pour« comprendre les causes de ce malaise ».

Par ailleurs, les responsables des communautés religieuses de Turquie – chrétiens, juifs, musulmans – ont rédigé une déclaration commune, dans laquelle ils condamnent fermement la tentative de coup d'État : « Nous exprimons notre grande affliction au sujet des attaques terroristes qui troublent la paix de notre grande nation et du monde ». Parmi les signataires se trouve le patriarche œcuménique Bartholomeos Ier.

> À lire : « La Turquie se découvre unie sous la bannière d'une seule pensée politique »

B.G.


Nouveaux retards dans l’approbation de la norme relative à la construction d’églises

 

AFRIQUE/EGYPTE - Nouveaux retards dans l’approbation de la norme relative à la construction d’églises
 
Le Caire (Agence Fides) – Le début de la discussion parlementaire concernant la nouvelle loi qui devrait réglementer la construction des églises et lieux de culte avait été annoncée pour la fin mai mais, près de deux mois plus tard, le texte du projet de loi n’a pas encore été porté devant l’assemblée et se trouve soumis à de continuelles retouches. Ces retards suscitent la préoccupation des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Egypte. Le Patriarche copte orthodoxe lui-même, Tawadros II, dans un entretien récent, a indiqué prier souvent pour que la procédure législative concernant la nouvelle norme soit bientôt portée à terme.
Des sources égyptiennes, consultées par l’Agence Fides, indiquent que l’Evêque copte orthodoxe de Tanta, Paula, continue, en sa qualité de représentant des Eglises, à rencontrer des fonctionnaires du Ministère de la Justice et des Commissions parlementaires compétentes afin d’apporter d’ultérieures corrections au texte de travail, de manière à ce qu’il puisse être approuvé et ne risque pas d’être rejeté par l’assemblée.
Le projet de loi, présenté par les bureaux parlementaires compétents à la mi-mai (voir Fides 16/05/2016) comprenait 13 articles. Il reconnaissait entre autre le droits des Evêques à faire recours devant le Conseil d’Etat en cas de retards indus dans le cadre des procédures relatives à la construction de nouvelles églises.
La nouvelle législation, dans les attentes des chrétiens égyptiens, devrait porter à la totale abrogation des règles mises en place par ce qu’il est convenu d’appeler le décret Hamayoni, norme remontant à la période ottomane, qui est à l’origine de nombreuses controverses au niveau local. Selon les règles en question, la construction des églises chrétiennes est soumise à des conditions ne pesant pas sur la construction de mosquées, comme l’interdiction de les édifier à proximité des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. (GV) (Agence Fides 19/07/2016)

 

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« Panem et circenses » : Du pain et des jeux… Quand les jeux sont plus importants que la survie du Pays, c’est que sa fin est proche !

 

Cet article détaille les méthodes de manipulation des masses, depuis la technique de la distraction, en passant par la technique de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité. Vous pourrez faire vous-mêmes le rapprochement avec ce que nous vivons au quotidien… et en tirerez les conclusions qui s’imposent ! Alors le peuple se réveillera t-il un jour ?!?

Peu importe la couleur politique, voici comment, avec 10 stratégies de manipulation des masses, nos dirigeants politiques manipulent le peuple français !

 

1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » 

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter.
Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté.
 
(Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.).

 

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990.
Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement. (Baisse des retraites et allongement de la durée du travail).

 

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite.
Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité.

Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. 

 
5/ S’’adresser au public comme à des enfants en bas-âge


La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». 

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

 

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements (La terre se réchauffe dangereusement du fait des seules activités humaines (sic), ce sera terrible pour nos enfants : les carburants sont encore plus taxés).

 
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise


Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. 

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte (Voir certaines émissions de TV particulièrement populaires).

 
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité


Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!.. (Vous êtes au chômage par manque de formation ! : suivez un stage et tout ira mieux).

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes


Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.

Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. (Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et payent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité ce qui revient au même).

 

Source : https://groupescolairemauricedocagne.wordpress.com/2012/02/20/manipulation-des-masses-panem-et-circenses-donnez-leur-du-pain-et-des-jeux-le-peuple-doit-se-reveiller/

 

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Après l'accord « Safe Harbor » invalidé en 2015 par la Cour de justice de l'Union européenne, l'accord « Privacy Shield » entre l’Union européenne et les Etats-Unis adopté le 12 juillet dernier établit un cadre légal pour les entreprises qui souhaitent transférer des données personnelles d’Européens aux États-Unis.

En octobre 2015, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) avait invalidé l'accord « Safe Harbor ». Cet accord, entre l’Union européenne et les États-Unis, autorisait le transfert et le stockage de données personnelles depuis l'UE vers des entreprises américaines comme Microsoft ou encore Amazon.

La cour considére que « les États-Unis n'offrent pas un niveau de protection adéquat aux données personnelles transférées. »

Le successeur du Safe Harbor, l'accord « Privacy Shield » entre l’UE et les Etats-Unis a été adopté le 12 juillet dernier. Il établit un cadre légal pour les entreprises qui souhaitent transférer des données personnelles d’Européens aux États-Unis.

Mais comme le précise le journal Le Monde, « pour que l’accord soit conforme au droit européen, les États-Unis doivent offrir aux données européennes sur leur territoire une protection essentiellement équivalente. Or rien n’indique à ce stade que les pratiques des services de renseignement américain aient significativement changé. »

Impossible évidemment de ne pas penser aux révélations du lanceur d'alerte américain Edward Snowden sur plusieurs programmes de surveillance de masse américains. Et Télérama ajoute que « les services de renseignement américains pourront a priori toujours exploiter toutes les informations qu’ils souhaitent : il leur suffira d’invoquer l’impératif de sécurité intérieure, ou de lutte contre la criminalité. »

La Quadrature du net - association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet dont je vous ai déjà parlé - déclare qu'elle ne « peut que déplorer cette précipitation qui a forcé les États membres à analyser et à adopter le texte en seulement une semaine et ce alors même que les CNIL européennes ne se réuniront que le 25 juillet pour évaluer si leurs attentes et leurs réserves ont été prises en compte ».

Et la Quadrature conclut en disant que l'accord « Privacy Shield » passe « sciemment à côté du cœur de l'arrêt de la CJUE invalidant le Safe Harbor : la surveillance massive exercée via les collectes de données des utilisateurs ». Cet accord va sûrement se retrouver à nouveau devant la Cour de justice de l’Union européenne comme le Safe Harbor. Affaire à suivre.

source

 

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MALGRÉ LES ATTENTATS HOLLANDE A FAIT VOTER PAR L'ASSEMBLEE, LE SCANDALEUX ÉLARGISSEMENT DU DROIT DU SOL, En catimini.

Une nouvelle loi sur l'immigration votée en toute discrétion élargit le droit du sol aux frères et sœurs d’individus nés en France et facilite l’obtention de titres de séjour.
.
Un silence assourdissant. Le 8 mars, la loi n°2016-274 a été publiée au journal officiel. Votée par une Assemblée quasiment vide. Cette loi modifie profondément la politique d’immigration française.

Ainsi, l’article 59 élargit de manière significative le droit du sol en offrant la nationalité aux individus résidant sur le territoire «depuis l'âge de six ans et ayant suivi leur scolarité obligatoire en France […] lorsqu'elles ont un frère ou une sœur ayant acquis la nationalité française ». Le droit du sol pourra donc désormais s’appliquer à des personnes nées à'l’extérieur du pays.

Ensuite, l’article 13 permet aux personnes malades et en situation illégale d’être régularisées dans le cas où « l’offre de soins et les caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire » ne lui permettent pas d’y être soigné.

D’autre part, La politique concernant les cartes de séjour se voit aussi profondément modifié puisque l’article 17 met fin au système du titre de séjour annuel renouvelable chaque année et ce pendant cinq ans. Supposé permettre à l’administration de s’assurer de la bonne intégration des étrangers, ce système qui pouvait déboucher au bout des cinq années sur un titre de résident valable dix ans, sera désormais remplacé par la délivrance «au terme d'une première année de séjour régulier», d’une carte de séjour de quatre ou deux ans.
Enfin, l’article 33 supprime la rétention administrative de cinq jours des personnes en situation irrégulière, la limitant à 48 heures. Par ailleurs, le placement en rétention des familles avec enfant est désormais interdit.


Valeurs actuelles
JP MAXIME

SOURCE

 

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Nouvelle(s) parution(s):

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« La Royauté et le sacré »

par le père Christophe Levalois


« Recevez ce sceptre qui est la marque de la puissance royale, appelé sceptre de droiture et règle de la vertu, pour bien conduire, et vous-même, et la sainte Église, et le peuple chrétien qui vous est confié, pour le défendre des méchants, par votre autorité royale, pour corriger les pervers, protéger les bons et les aider à marcher dans les sentiers de la justice, afin que, par le secours de celui dont le règne et la gloire s’étendent dans tous les siècles, vous passiez d’un royaume temporel à un royaume éternel. »

(Exhortation prononcée lors du sacre de Louis XIV, le 7 juin 1654)
http://levalois.blogspot.fr/2016/…/un-pont-vers-le-ciel.html

 

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois)

 

 

 

*Dimanche 24 JUILLET:

 

Pèlerinage à Saint Christophe

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-10h30, Messe suivie de la Bénédiction des Voitures et d'un repas fraternel.

 

(Programme habituel)

 

 

 

 

*Dimanche 7 AOUT:

 

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe suivie de la BENEDICTION DES VOITURES et du repas fraternel,

possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 6 Aoüt à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, Auguste 7:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

 

 

WEEKEND DE L'ASSOMPTION:

 

*Dimanche 14 à Jauldes (Charente)

 

 

-10h30, Messe du jour et prières mariales de vigile

 

 

de la "Dormition Assomption" de la Très Sainte

 

 

Vierge Marie)

 

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*Lundi 15 AOUT au Monastère

 

 Pèlerinage de l' Assomption (Dormition de la Très Ste

 

Vierge Marie)

 

10h30, Messe suivie de la PROCESSION MARIALE et des

 

prières au monument du "SAYFO" et des autres reposoirs.

 

Repas fraternel,

 

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

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*Dimanche 28 AOUT,

 

 Pèlerinage de Préparation à la Rentrée scolaire

 

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-9h Baptêmes d’Axel et Cyprien

 

 

-10h30, Messe suivie des prières et bénédictions des

 

enfants, écolier, étudiants, parents et. Repas fraternel,

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,10-17.

En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » 
Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. 
À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. 
Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. 
Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : “Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. 
Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.” 
Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! 
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »
 



Par Saint Justin

(v. 100-160), philosophe, martyr 
Première apologie, 1.30-31 (trad. OC, Migne 1994, p. 48) 

 

« Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez »

 

À l'empereur Hadrien, Auguste César, et à Verissimus, son fils philosophe, et à Licius, philosophe, et au Sénat et à tout le peuple romain, en faveur des hommes de toute race qui sont injustement haïs et persécutés, moi l'un d'eux, Justin, de Néapolis [Naplouse] en Syrie de Palestine, j'adresse ce discours... 

On nous objecte que celui que nous appelons le Christ n'est qu'un homme, né d'un homme, que les prodiges que nous lui attribuons sont dus à l'art de la magie et qu'il a réussi à se faire passer pour Fils de Dieu.

Notre démonstration ne s'appuiera pas sur des on-dit, mais sur des prophéties faites avant l'événement, auxquelles nécessairement nous devons croire : car nous avons vu et nous voyons encore se réaliser ce qui a été prédit... 

Il y eut chez les juifs des prophètes de Dieu par lesquels l'Esprit prophétique annonça d'avance les événements futurs.

Leurs prophéties furent soigneusement gardées telles qu'elles avaient été prononcées, par les rois successifs de Judée dans des livres écrits en hébreu de la main même des prophètes... 

Or, nous lisons dans les livres des prophètes que Jésus, notre Christ, doit venir, qu'il naîtra d'une vierge, qu'il parviendra à l'âge d'homme, qu'il guérira toute maladie et toute infirmité, qu'il ressuscitera les morts, que méconnu et persécuté, il sera crucifié, qu'il mourra, qu'il ressuscitera et montera au ciel, qu'il est et sera reconnu Fils de Dieu, qu'il enverra certains annoncer ces choses dans le monde entier et que ce seront surtout les païens qui croiront en lui.

Ces prophéties furent faites cinq mille, trois mille, deux mille, mille, huit cents ans avant sa venue car les prophètes se sont succédés les uns aux autres de génération en génération.

 

QU'EST-CE QU'UN "HOMME D'HONNEUR" ?...

(suite et fin de la méditation du haut de cette "newsletter")

« Le monde moderne n'a pas le temps d'espérer, ni d'aimer, ni de rêver. Ce sont les pauvres gens qui espèrent à sa place, exactement comme les saints aiment et expient pour nous. La tradition de l'humble espérance est entre les mains des pauvres, ainsi que les vieilles ouvrières gardent le secret de certains points de dentelles que les mécaniques ne réussissent jamais à imiter. »
Georges Bernanos, Les Enfants humiliés

« L'homme d'honneur est celui qui est proche de cette connaissance du passé, des choses oubliées et négligées, celui qui, patiemment, reconstitue l'écheveau en amont et prépare l'avenir autant qu'il en a le pouvoir. Il n'est pas homme d'exigences et de caprices, désirant faire plier devant lui ce qui peut servir à ses fins. Sa patience est son espérance même, relevant sans cesse et sans se lasser ce que d'autres mettent à bas et détruisent. Il est comme ces mères de famille qui ne se fatiguent pas, malgré leur épuisement physique, de remettre de l'ordre dans la maison et de recommencer chaque jour des tâches austères et identiques ; il est comme ces paysans qui défrichent, labourent, moissonnent et ensemencent les terres les plus ingrates que la nature essaie de leur ravir ; il est comme ces soldats qui repartent mille fois à l'attaque de la place forte sans murmurer ; il est comme ces moines qui rejoignent leurs stalles à chaque heure sainte afin de psalmodier les poèmes millénaires ; il est comme ces jeunes enfants apprenant à marcher, tombant et retombant, et se relevant avec un rire clair ; il est comme ces pécheurs tout meurtris à force de chutes et qui poursuivent pourtant la route clopin-clopant, sans mot dire, sans maudire.

[...] Quelle force mystérieuse, quelle grâce insigne leur sont donc accordées ? Seraient-ils choisis pour une vocation qui ne saurait nous échoir ? Certes non. Ces êtres ne sont pas plus extraordinaires que les autres à l'origine. Ils n'ont jamais fait partie des privilégiés et n'ont pas été plus bénis des dieux que le reste de la troupe. Ils ont simplement pris au sérieux l'appel adressé à tout homme, celui d'un jeune rabbi de Galilée invitant les hommes désireux de connaître la vérité à renoncer à eux-mêmes, prendre leur croix et le suivre, sans un regard en arrière et sans souci de l'avenir. »

Père Jean-François Thomas s.j., Les Mangeurs de cendres. petit traité spirituel (ch.II), Via Romana, Versailles, 2016. (p.82-83)

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Ne dites pas que la lecture de la Bible, c'est réservé aux moines.

Il n'est pas nécessaire de faire de vos enfants

des moines. Faites-en des Chrétiens!


(saint Jean Chrysostome)

'For the great and manifest day of the Lord is drawing near, on which the judge of all will be revealed and will appear in the glory in which he appeared to the Apostles at his divine Transfiguration, as he brings and judges every creature and rewards each according to its work.'

(St. Theodore the Studite)

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 10:45

 


"If we don't pray for the sick, then the sickness will develop naturally. But if we pray for them, it can change it's natural course. Therefore, always pray for the sick." (St. Paisios the Athonite)

"If we don't pray for the sick, then the sickness will develop naturally. But if we pray for them, it can change it's natural course. Therefore, always pray for the sick." (St. Paisios the Athonite)

Livre de l'Ecclésiastique 45,1-6.

Il a été aimé de Dieu et des hommes : sa mémoire est en bénédiction. 
Dieu lui a donné une gloire semblable à celle des saints, il l'a rendu grand par la terreur qu'il inspira aux ennemis. 
Par sa parole, il a fait cesser des prodiges. Il l'a glorifié devant les rois, il lui a donné un commandement devant son peuple et il lui a montré sa gloire.
A cause de sa foi et de sa douceur, il l'a sanctifié et l'a choisi entre tous les hommes. 
Il lui a fait entendre sa voix et l'a introduit dans la nuée. 
Il lui a donné face à face ses commandements, la loi de la vie et de la science. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 19,27-29.

En ce temps-là, Pierre dit à Jésus : Voici que nous avons tout quitté pour vous suivre ; qu'avons-nous donc à attendre ? 
Jésus leur dit : " Je vous le dis en vérité, lorsque, au renouvellement, le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d'Israël. 
Et quiconque aura quitté maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, il recevra le centuple et aura la vie éternelle en possession. " 
 




Par Julienne de Norwich,

mystique Romaine-catholique (1342-apr 

Révélations de l'amour divin, ch. 55 
 

« Et il aura en héritage la vie éternelle »

 

Le Christ est notre voie (Jn 14,6).

Il nous conduit avec sécurité dans ses préceptes ; dans son corps il nous porte au ciel avec puissance.

J'ai vu qu'ayant en lui nous tous qu'il sauvera, avec dévotion il fait don de nous à son Père céleste, don que le Père reçoit avec une grande reconnaissance et qu'il remet courtoisement à son Fils Jésus Christ.

Ce don et ce geste sont joie pour le Père, félicité pour le Fils et réjouissance pour le Saint Esprit.

Parmi tout ce que nous pouvons faire, il n'est rien qui soit plus agréable à notre Seigneur que de nous voir nous réjouir en cette joie qu'a la Trinité pour notre salut... 

Quoi que nous ressentions — joie ou tristesse, fortune ou infortune — Dieu veut que nous comprenions et croyions que nous sommes plus véritablement au ciel que sur terre.

Notre foi vient de l'amour naturel que Dieu a déposé dans notre âme, de la claire lumière de notre raison et de l'intelligence inébranlable que nous recevons de Dieu, depuis le premier instant où nous avons été créés.

Lorsque notre âme est insufflée dans notre corps rendu sensible, la miséricorde et la grâce commencent leur œuvre en prenant soin de nous et en nous gardant avec pitié et amour.

Par cette opération le Saint Esprit forme en notre foi l'espérance de retourner à notre substance supérieure, à la puissance du Christ, développée et amenée à sa plénitude par le Saint Esprit...

Car à l'instant même où notre âme est créée sensible, elle devient la cité de Dieu, préparée pour lui de toute éternité

(He 11,16; Ap 21,2-3).

Dans cette cité il vient ; jamais il ne la quittera, car jamais Dieu n'est hors de l'âme ; il y demeurera dans la béatitude à tout jamais.

 

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« Mes frères, retirons-nous avec cette pensée :

« Quand j'aurais toutes les vertus, et non pas l'humilité, je n'ai rien que péché, je ne suis qu'un pharisien superbe et un missionnaire abominable. »

Mon Sauveur, faites-nous bien concevoir cette vérité, faites-nous voir l'excellence de cette vertu, faites que nous l'aimions et que, l'aimant, nous rejetions toutes les pensées vaines. Commençons, mes frères, dès cette heure à voir combien elle est belle et combien agréable en ceux qui tâchent perpétuellement de s'humilier, combien ils sont en paix et combien on les estime ; comme, au contraire, estimons malheureux ceux qui courent après l'honneur et travaillent pour être estimés ; n'est-il pas vrai qu'ils se tourmentent en vain, que la plupart du monde les méprise, qu'on s'en moque et qu'on s'en rit ? Nous verrons cela et nous aurons si peu de jugement que de courir après ces amusements de la nature aveugle et corrompue !

L'humilité a cela de propre qu'elle nous empêche de prétendre à aucune estime que de vous, mon Dieu, qui donnez le prix aux choses. Les hommes n'en connaissent pas la valeur. N'est-ce pas être fol et passe-fol que de préférer l'estime du monde à la vôtre, l'ombre au corps, le mensonge à la vérité ?

Sauveur de mon âme, remplissez-nous de ces affections qui vous ont si fort humilié, de ces affections qui vous ont fait préférer la contumélie (*) à la louange, et de ces affections qui vous ont fait chercher la gloire de votre Père dans votre propre confusion. Que nous commencions dès à présent à rejeter tout ce qui ne va pas à votre honneur et à notre mépris, tout ce qui sent la vanité, l'ostentation et la propre estime ; que nous tâchions de faire désormais des actes d'une vraie humilité ; que nous renoncions une bonne fois pour toutes à l'applaudissement des hommes trompés et trompeurs, à la vaine imagination du bon succès de nos œuvres ; et enfin, mon Seigneur, que nous apprenions à être véritablement humbles de cœur, par votre grâce et par votre exemple. »

(*) : Vieilli, littér. Parole ou action atteignant une personne dans sa dignité ; offense très grave.

St Vincent de Paul, extrait de la Conférence aux Missionnaires, 18 avril 1659 (S. V., XII, 195-211),in "Saint Vincent de Paul. Œuvres présentées par André Dodin", Aubier, Paris, 1949.

 

St Vincent de Paul,prière,humilité,mensonge,orgueil,mépris,vanité,vérité

"Si nous ne prions pas pour les malades,

la maladie se développera tout naturellement.

Mais si nous prions pour eux,

cela peut en changer le cours naturel.

Dès lors, priez toujours pour les malades."
( Saint Païssios l'Athonite )

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INSCRIVEZ-VOUS !

 

DU 29 JUIN AU DIMANCHE 3 JUILLET

 

RETRAITE SPIRITUELLE DE GUERISON ET DE

 

DELIVRANCE  

 

"DANS ET PAR l'EGLISE DU CHRIST FONDEE SUR

 

LES SAINTS APÔTRES"

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*Tous les jours Offices et Messes (Qurbano) avec enseignements réception et prières individuelles sur les retraitants.

 

Inscrivez-vous !

(Adresse ci-dessous)

 

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*29 Juin, Fête des Saints Pierre et Paul

 

*30 Juin, Fête des Saints Apôtres

 

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*Dimanche 3 Juillet:

 

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

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Au calendrier Malankare Orthodoxe:

"Jeûne des Apôtres" (Préparant les Fêtes de St Pierre et Paul (29 Juin) et des Saints Apôtres (30 Juin)

 

 

 

 

DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS:

Defamation and dishonor

are directed towards us like a test to the heart to uncover what’s hidden within – whether gentleness or anger – because a man when insulted reveals his inner self.

If meekness rests in your soul, you’ll easily endure the slander, but if your heart is filled with wrath, enmity and desire for revenge will awaken within you like a fire, or you will answer to defamation by another defamation. Thus, slander and gossip can teach man to know his heart and to correct its condition.

Christ, the Son of God, the only one without sin, endured all defamation to show us the way to follow Him. It was in this way, that all the saints and apostles followed and in it you’ll find the support for your patience.

(St. Tikhon of Zadonsk, On the Passions)

La NOUVELLE Nuit aux Invalides :

LE spectacle monumental de Paris

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Nouveau spectacle
Ce spectacle monumental fait son grand retour cet été aux Invalides nous faisant traverser toute l'histoire de Paris et du monument, porté par les technologies les plus pointus
* son spatialisé enveloppant le spectateur au coeur du spectacle
* projection monumentale à 180° sur 5000m2
une bande son par des voix de doublage et de théâtre anglophones proposée 2 soirs par semaine.
Découvrez ce lieu magique et laissez-vous conquérir par l'histoire de Paris: des rives de la Seine aux frous-frous chatoyants de la Belle Époque, du fracas de la guerre de 1914 à la canonnade saluant la mort du roi Louis XIV, ce sont 2000 ans d'Histoire de la France et de sa capitale qui embrasent la Cour d'Honneur pour cette nouvelle Nuit aux Invalides.
 
Infos pratiques
Tous les soirs à 22h30 du 14 juin au 27 août, sauf le dimanche
 
Show :
en français les mardimercredi,vendredi et samedi
en anglais les lundi et jeudi
 
Nouvelle édition 2016 : la bande-annonce du show monumental !
 
Réservez vos places (18€/15€…) sans tarder sur le site La Nuit aux Invalides
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette dévotion s’est répandue sur tous les continents

Le 26 avril 2016 eut lieu à Rome, le 150ème anniversaire du retour à la vénération publique de l’icône de Notre Dame du Perpétuel Secours, confiée aux missionnaires rédemptoristes par un Pape de Rome SS Pie IX en 1866, avec comme mission de

« la faire connaître ». 



Dans la lettre du Supérieur général de cette communauté religieuse (Des Rédemptoristes) publiée à l’occasion de cette célébration on peut lire entre autre que

 "depuis 150 ans, Notre Dame du Perpétuel Secours nous accompagne dans notre Mission et dans notre Ministère, portant un nombre incalculable de personnes à avoir un rapport personnel plus profond avec Jésus le Rédempteur, et avec le peuple de Dieu." 

En effet, depuis l’église Saint Alphonse, sur la via Merulana , cette dévotion s’est répandue sur tous les continents… Marie a accompagné les missionnaires rédemptoristes sur tous les continents, dans leur mission qui consiste à proclamer l’Evangile de manière toujours nouvelle, et même bien au delà puisque l'une de nos paroisses Syro-Orthodoxes Francophone, celle de Elig Nkouma au Cameroun, est dédiée à N-D du Perpétuel secours sous la conduite de son zèlé pasteur: Dayroyo Sebastien. 

Note:

Notre-Dame du Perpétuel Secours est une icône miraculeuse  datant du xiv

 

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Au calendrier Malankare Orthodoxe:

"Jeûne des Apôtres" (Préparant les Fêtes de St Pierre et Paul (29 Juin) et des Saints Apôtres (30 Juin)

 

 

 

 

DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS:

 

 

SAINT PROSPER D'AQUITAINE 

Théologien
(+ 466)

         Saint Prosper naquit dans l'Aquitaine, au commencement du Vème siècle ; nous le connaissons surtout par ses excellents ouvrages, car ce savant homme semble avoir passé sa vie la plume à la main, dans les controverses contre les hérétiques.

Il s'était évidemment appliqué à l'étude des belles-lettres et surtout à l'intelligence de la Sainte Écriture.

Chez Prosper, à la science se joignait la vertu, et un auteur contemporain, faisant de lui les plus grands éloges, l'appelle homme saint et vénérable.

Les semi-pélagiens, en particulier, eurent en lui l'un de leurs plus redoutables adversaires.

        Son érudition et sa sainteté le rendirent célèbre dans toute l'Église, et  "Léon le Grand" 

PROSPER 25 JUIN

ne fut pas plutôt élevé au suprême pontificat, qu'il attira Prosper à Rome pour faire de lui son secrétaire et se servir de lui, comme saint Damase avait fait de saint Jérôme, pour répondre aux questions qui lui étaient adressées de tout l'univers chrétien.

 Il écrivit des résumés de l’Histoire d’Eusèbe et de Jérôme et fut surtout un grand diffuseur en Gaule romaine des doctrines de saint Augustin,  notamment sur la grâce.

Il imposa silence aux évêques des Gaules qui déblatéraient contre l'évêque d'Hippone et c'est sans doute grâce à saint Prosper qu'Augustin fut reconnu très tôt comme le grand docteur de l’Église d'Occident.

        Le Saint n'était pas moins habile dans les sciences humaines que dans les sciences ecclésiastiques, surtout dans les mathématiques, l'astronomie et chronologie.

       Voici un saint homme qui n’était pas prêtre, qui n’a pas été martyrisé et qui n’a pas fait de miracle, on ne connaît même pas sa sépulture et mal l’année de sa mort ! Et il était marié !

 

Certes Prosper s’éloignait parfois de son épouse pour mieux travailler, mais il lui écrivait

-"Relève-moi si je tombe, reprends-toi quand je te signale quelque faute.

Qu'il ne nous suffise point d'être un seul corps, soyons aussi une seule âme.". Devenu veuf, il se fit moine ce qui accéléra sans doute sa carrière et peut être sa sainteté...

 

l'Eglise d'occident Fête aussi
SAINT GUILLAUME de VERCEIL
 
 
Fondateur d'une Communauté Monastique d' Ermites
 
(† 1142)
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Ancienne et fameuse ville de Lombardie, Verceil servit de berceau à saint Guillaume. Illustres par la noblesse de leur sang, son père et sa mère étaient encore plus respectables par la sainteté de leur vie. Guillaume perdit ses parents dès son enfance et vécut sous la conduite d'un de ses parents qui prit grand soin de son éducation.
 
A quinze ans, le pieux adolescent résolut de mener une vie pénitente et entreprit le pèlerinage de St-Jacques de Compostelle, en Galice, comme on nommait alors l'Espagne. Il voyageait les pieds nus, revêtu d'un simple habit de pèlerin. Durant ce long voyage, Guillaume souffrit la faim, la soif, avec toutes sortes d'incommodités. Son amour de la mortification lui inspira cependant de faire confectionner deux cercles de fer qu'il appliqua sur sa chair nue.
 
Dieu révéla au jeune pénitent qu'Il l'appelait à la vie solitaire dans laquelle il pratiquerait la vertu avec plus de perfection. Obéissant à cette céleste inspiration, Guillaume de Verceil quitta son pays afin de trouver moins d'obstacle à son projet. Il se retira au royaume de Naples, sur une montagne déserte où il pratiqua des abstinences et des austérités presque incroyables.
 
Saint Guillaume ne jouit pas longtemps de cette douce solitude, car une foule de personnes attirées par sa réputation de sainteté et le désir de recevoir ses instructions, se mirent à le visiter fréquemment. Plusieurs prêtres séculiers ravis de ses entretiens spirituels le supplièrent de les admettre au nombre de ses disciples. En l'an 1119, sous le pontificat de Calixte II, saint Guillaume de Verceil commença donc l'établissement de la Congrégation, dite du Mont-Vierge.
 
Animés par les ardentes exhortations de leur saint fondateur, les nouveaux religieux embrassèrent la pratique de la vertu avec une ferveur indescriptible. Vivant dans une parfaite concorde, ils avançaient à grands pas dans le chemin de la perfection, lorsque le démon excita en eux un esprit de murmure contre saint Guillaume, à cause de l'austérité des Règles qu'il leur prescrivait.
 
Comme l'esprit de critique et de rébellion animait de plus en plus ses religieux, le Saint jugea que sa présence leur devenait plutôt désavantageuse qu'utile et décida de se retirer. Après avoir quitté le Mont-Vierge, saint Guillaume fonda plusieurs monastères tant d'hommes que de femmes, en divers endroits du royaume de Naples. Ainsi, la sourde persécution fomentée contre le saint fondateur, servit à étendre davantage le nouvel Ordre qu'il avait institué.
 
Le but de son institut consistait principalement et avant tout, dans l'exercice d'une vie pénitente et mortifiée. C'est pourquoi il interdit à ses enfants spirituels l'usage du vin, de la viande et de toutes sortes de laitage. Il ordonna aussi que ses religieux mangeraient des herbes crues avec un peu de pain pendant trois jours de la semaine.
Roger Ier, roi de Naples, désirait vivement s'entretenir avec saint Guillaume de Verceil; il le fit donc venir à sa cour. Sa conversation tout angélique l'édifia tellement qu'il ordonna de bâtir un couvent de son Ordre à Salerne, juste en face de son palais, afin de pouvoir jouir plus souvent de ses célestes entretiens et de ses sages avis. Saint Guillaume profita de son influence pour porter le roi à la pratique de la vertu et lui rappeler ses importants devoirs. Il exhortait les grands seigneurs de la même façon, tâchant de leur inspirer l'horreur du péché et l'amour de la piété.
 
Comme la dévotion trouve des ennemis partout, quelques courtisans persuadèrent le roi Roger d'éprouver la vertu du Saint, qui n'était selon eux, que pure hypocrisie. On chargea une courtisane de le solliciter au mal et de le faire tomber dans le péché. Saint Guillaume feignit d'abord d'acquiescer à ses honteuses propositions et la pria de revenir vers le soir. La courtisane se félicitait de sa réussite, mais lorsqu'elle retourna chez le Saint, elle resta fort perplexe en le voyant se coucher sur un lit de charbons ardents tout en l'invitant à faire de même.
 
Ce prodige bouleversa tellement cette misérable femme, que fondant en larmes, elle demanda pardon au serviteur de Dieu en se prosternant jusqu'à terre. D'infâme pécheresse, elle devint abbesse d'un couvent de religieuses fondée par saint Guillaume, à Venosa. Elle est connue sous le nom de la bienheureuse Agnès de Venosa.
Saint Guillaume de Verceil apprit par révélation qu'il irait bientôt recevoir la récompense de ses travaux. Il en avertit le roi et lui recommanda la pratique des instructions données. Pour mieux se préparer à son prochain départ pour le ciel, il se retira au monastère de Guglieto. Lorsque l'heureux jour arriva, saint Guillaume se fit transporter à l'église, et là, couché sur la terre nue, il exhorta ses religieux à la persévérance et rendit paisiblement son âme à Dieu. Son corps fut inhumé dans l'église où il exhala son dernier soupir. Depuis ce temps, cette église a changé son nom de St-Sauveur, pour celui de St-Guillaume.
 
(Source:Bollandistes, Paris, 1874, tome VII, p. 358-361)
 
St Moluag
He was one of the most outstanding missionaries to come out of Ireland in the sixth century. He was one of the first to be trained with St Comgall at Bangor (co. Down), before being ordained a bishop and leaving with twelve followers to found his first great community on the Isle of Lismore in 562. According to St Bernard, by the time of his death in 592, St Moluag had founded over 120 monasteries and converted the Picts of Alba. He is the Apostle of the Picts, Patron Saint of both Dalriada and the Royal House of Lorn, and also of Rushen, in the Isle of Man. According to Lismore tradition, he was Patron Saint of the whole of the Isle of Man.
 
Virgin-Martyr Febronia of Nisibis (310)
The Virgin Martyr Febronia suffered during the reign of Diocletian (284-305). She was raised at a monastery in the city of Sivapolis (Assyria). The head of the women’s monastery was the abbess Bryaena, the aunt of St Febronia. Being concerned about her niece’s salvation, she assigned her a stricter form of life than the other nuns. According to their monastic rule, on Fridays the sisters put aside their other duties and spent the whole day in prayer and the reading of Holy Scripture. The abbess usually assigned the reading to St Febronia.
News of her pious life spread throughout the city. The illustrious young widow Hieria, a pagan, began to visit her, and under the influence of her guidance and prayer she accepted holy Baptism, bringing her parents and kinsfolk to the Christian Faith.
Diocletian sent a detachment of soldiers to Assyria under the command of Lysimachus, Selinus and Primus for the destruction of Christians. Selenos, the uncle of Lysimachus, was noted for his fierce attitude against Christians, but Lysimachus was of a different frame of mind from him, since his mother had sought to inspire love for the Christian faith in her son, and she had died a Christian. Lysimachus had discussed with his kinsman Primus how it would be possible to deliver Christians from the hands of the torturer. When the detachment of soldiers approached the convent, its inhabitants hid. There remained only the abbess Bryaena, her helper Thomais and St Febronia, who was seriously ill at the time.
It grieved the abbess terribly that her niece might fall into the hands of the torturers, who might defile her. She prayed fervently that the Lord would preserve her and strengthen her in the confession of Christ the Savior. Selinus gave orders to bring him all the nuns of the convent. Primus with the detachment of soldiers found no one, except the two old women and St Febronia. He regretted that they had not hidden, and he suggested to the nuns that they flee. But the nuns decided not to leave the place of their labors and they entrusted themselves to the will of the Lord.
Primus told Lysimachus about the particular beauty of St Febronia and advised him to take her for himself. Lysimachus said that he would not seduce a virgin dedicated to God, and he asked Primus to hide the other nuns somewhere so that they would not fall into the hands of Selinus. One of the soldiers overheard the conversation and told Selinus. They led St Febronia off to the military commander with her hands bound and a chain around her neck. Selinus urged her to deny Christ, promising her honors, rewards, and marriage with Lysimachus. The holy virgin firmly and fearlessly answered that she had an Immortal Bridegroom, and she would not exchange Him for any mortal man. Selinus subjected her to fierce torture. The saint prayed, “My Savior, do not abandon me in this terrible hour!”
They beat the martyr for a long time, and blood flowed from her wounds. In order to intensify the suffering of St Febronia, they tied her to a tree and set a fire under it. The tortures were so inhuman, that the people began to demand an end to the torture, since there was no confession of guilt by the girl. Selinus continued to mock and jeer at the martyr, but St Febronia became silent. Because of weakness she was unable to utter a word. In a rage Selinus gave orders to tear out her tongue, smash her teeth, and finally, to cut off both hands and feet. The people were unable to bear such a horrid spectacle and they left the scene of the torture, cursing Diocletian and his gods.
Among the crowd was the nun Thomais, who afterwards recorded St Febronia’s martyrdom in detail, and also her student Hieria. She came forth out of the crowd and in the hearing of all reproached Selinus for his boundless cruelty. He gave orders to arrest her, but learning that Hieria was of illustrious standing whom he could not readily subject to torture, he said, “By your speech you have brought on Febronia even greater torment.” Finally, they beheaded the holy Martyr Febronia.

Departing the place of execution, Lysimachus wept and withdrew to his quarters. Selinus made ready to eat, but he was not able to take food, and went off to the quiet of his own chambers. Suddenly, he became like one deranged. Looking up to the heavens, he raved and bellowed like a bull, then fell down and struck his head on a marble column and died. When Lysimachus learned of this, he said, “ Great is the God of the Christians, Who has avenged Febronia’s blood, so unrighteously shed!” He prepared a coffin, placed the martyr’s body in it, and took it to the convent.
Abbess Bryaena fell senseless, seeing the mutilated remains of St Febronia. Later, she recovered her senses and gave orders to open the convent gates so that all would be able to come and venerate the holy martyr and glorify God Who had given her such endurance in suffering for Christ. Lysimachus and Primus renounced their idol worship and accepted both Baptism and monasticism. Hieria gave her wealth to the convent and petitioned Abbess Bryaena to accept her at the convent in place of St Febronia.
Every year, on the day of the martyric death of St Febronia, a solemn feast was celebrated at the convent . During the time of the all-night Vigil the nuns always saw St Febronia, at her usual place in church. From the relics of St Febronia occurred numerous miracles and healings. The Life of St Febronia was recorded by the nun Thomais, an eyewitness to her deeds.
In the year 363 the relics of St Febronia were transferred to Constantinople.
Soon after the death of St Febronia, St James the Bishop of Nisibis (January 13) built a church and transferred into it a portion of the of the holy martyr’s relics.
 

BONNE FETE AUX PROSPER, GUILLAUMES (de Verceil) ,MOLUAG, FEBRONIA...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette dévotion s’est répandue sur tous les continents

Le 26 avril 2016 eut lieu à Rome, le 150ème anniversaire du retour à la vénération publique de l’icône de Notre Dame du Perpétuel Secours, confiée aux missionnaires rédemptoristes par un Pape de Rome SS Pie IX en 1866, avec comme mission de

« la faire connaître ». 



Dans la lettre du Supérieur général de cette communauté religieuse (Des Rédemptoristes) publiée à l’occasion de cette célébration on peut lire entre autre que

 "depuis 150 ans, Notre Dame du Perpétuel Secours nous accompagne dans notre Mission et dans notre Ministère, portant un nombre incalculable de personnes à avoir un rapport personnel plus profond avec Jésus le Rédempteur, et avec le peuple de Dieu." 

En effet, depuis l’église Saint Alphonse, sur la via Merulana , cette dévotion s’est répandue sur tous les continents… Marie a accompagné les missionnaires rédemptoristes sur tous les continents, dans leur mission qui consiste à proclamer l’Evangile de manière toujours nouvelle, et même bien au delà puisque l'une de nos paroisses Syro-Orthodoxes Francophone, celle de Elig Nkouma au Cameroun, est dédiée à N-D du Perpétuel secours sous la conduite de son zèlé pasteur: Dayroyo Sebastien. 

Note:

Notre-Dame du Perpétuel Secours est une icône miraculeuse  datant du xive siècle, universellement connue, de type byzantin dite Strastnaya ("aux instruments de la Passion").

D'origine crétoise d'après la légende, parfois attribuée à saint Luc (comme la réplique d'un original),

son type iconographique fut attribué à Andréas Ritzos vers 1492

 

 

Inspiré et adapté d'un article de l'Agence Agence Fides 26/04/2016

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

 

 

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EN VRAC...ELEMENTS EPARS POUR VOTRE

 

REFLEXION PERSONNELLE ET...ALIMENTER

 

VOTRE PRIERE...

 

 

 

 

 

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http://www.citoyens-et-francais.fr/

Les ambassadeurs des 28 pays membres de l'UE ont adopté le 21 juin la prolongation, pour six mois, des sanctions économiques décrétées contre la Russie durant l'été 2014. Or, certains pays freinent ce processus.

Quoique les représentants permanents de l'UE aient approuvé la prolongation des sanctions contre la Russie, le gouvernement italien veut apporter des amendements au texte, "freinant" de nouveau ce processus, rapporte Radio Free Europe (RFE).

Selon le site Web de RFE, le gouvernement italien veut qu'une clause portant sur la disposition de Bruxelles à réviser sa politique envers la Russie au cours de l'année 2016 y soit inclue.

 

Comme le souligne l'observateur de RFE, c'est "au dernier moment" que les Italiens ont avancé cette revendication. Une démarche similaire avait déjà été entreprise par Rome l'année passée, lorsque l'UE examinait la prorogation des sanctions antirusses jusqu'à la fin du mois de juillet 2016.

 

Contactés par RFE, les diplomates européens ont toutefois assuré que les sanctions allaient de toute façon être prorogées. Quant aux actions entreprises par Rome, elles ne feront que repousser jusqu'au sommet de l'UE, prévu les 28 et 29 juin, leur adoption définitive.

Plus tôt dans la journée il avait été annoncé que la décision de prolonger les sanctions contre la Russie était également freinée par le parlement de la France, qui appelle à alléger les sanctions imposées contre Moscou.

source

 

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Le Pape François a commencé son voyage en Arménie par une visite à Etchmiazdin, le « Saint-Siège » de l’Église apostolique arménienne, situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale Erevan.

Revêtu d’une simple étole arménienne, le Pape est entré dans la cathédrale accompagné par les fidèles, les prêtres et les évêques de l’Église apostolique et par le Patriarche Karékine II, qui avait reçu le Pape à l’aéroport avec le Président de la République. Karékine II avait rencontré le Pape François deux fois à Rome, lors de son intronisation en mars 2013, et lors de la Messe de commémoration du martyre arménien en avril 2015.

Ce sont donc deux frères dans la foi qui se sont rencontrés cet après-midi, une fraternité qu’ils ont mise en évidence dans leurs interventions respectives.

Le commentaire de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

Texte intégral du discours du Pape François traduit en français ci-dessous.

VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS 
EN ARMÉNIE 

(24-26 JUIN 2016)

Visite de prière à la Cathédrale apostolique

Discours du Pape François

Etchmiadzin
Vendredi 24 juin 2016

 

Sainteté, Frère vénéré,
Patriarche Suprême et Catholicos de tous les Arméniens,
Très chers frères et sœurs dans le Christ !

avec émotion j’ai franchi le seuil de ce lieu sacré, témoin de l’histoire de votre peuple, centre rayonnant de sa spiritualité ; et je considère comme un don précieux de Dieu de pouvoir m’approcher du saint Autel à partir duquel a brillé la lumière du Christ en Arménie. Je salue le Catholicos de tous les Arméniens, Sa Sainteté Karekin II, que je remercie  de tout cœur pour l’heureuse invitation à venir visiter la sainte Etchmiadzin, les Archevêques et les Evêques de l’Eglise apostolique Arménienne, et je vous remercie tous pour l’accueil cordial et joyeux que vous m’avez offert. Merci, Sainteté, de m’avoir accueilli dans votre maison. Beaucoup plus que des paroles, ce signe d’amour dit, de manière éloquente, ce que signifient l’amitié et la charité fraternelle.

En cette occasion solennelle je rends grâce au Seigneur pour la lumière de la foi allumée sur votre terre, la foi qui a conféré à l’Arménie son identité particulière et qui l’a rendue messagère du Christ parmi les Nations. Le Christ est votre gloire, votre lumière, le soleil qui vous a illuminés et qui vous a donné une vie nouvelle, qui vous a accompagnés et soutenus, surtout dans les moments de plus grande épreuve. Je m’incline devant la miséricorde du Seigneur, qui a voulu que l’Arménie devienne la première Nation, depuis l’année 301, à accueillir le christianisme comme sa religion, en un temps où, dans l’empire romain, les persécutions faisaient encore rage.

La foi au Christ n’a pas été pour l’Arménie comme un vêtement que l’on peut mettre ou retirer selon les circonstances ou les convenances, mais une réalité constitutive de son identité même, un don d’une immense portée à accueillir avec joie et à garder avec application et force, au prix de la vie elle-même. Comme l’a écrit saint Jean-Paul II, « avec le “Baptême” de la communauté arménienne […] naît une identité nouvelle du peuple, qui deviendra une partie constitutive et inséparable du fait d’être Arménien. Il ne sera plus possible de penser à partir de ce moment que, parmi les composantes de cette identité, ne figure pas la foi dans le Christ en tant qu’élément constitutif essentiel » (Lett. ap. pour le 1700ème anniversaire du Baptême du peuple arménien, 2 février 2001, n. 2). Que le Seigneur vous bénisse pour ce témoignage lumineux de foi, qui montre de manière exemplaire la puissante efficacité et fécondité du Baptême reçu il y a plus de 1700 ans, avec le signe éloquent et saint du martyre, qui est resté un élément constant de l’histoire de votre peuple.

Je remercie le Seigneur aussi pour le chemin que l’Eglise Catholique et l’Eglise Apostolique Arménienne ont accompli à travers un dialogue sincère et fraternel, dans le but de parvenir au partage plénier de la Table Eucharistique. Que l’Esprit Saint nous aide à réaliser cette unité pour laquelle je prie Notre Seigneur, pour que ses disciples soient une seule chose et que le monde croie. J’aime rappeler ici l’impulsion décisive donnée à l’intensification des relations et au renforcement du dialogue entre nos deux Eglises, dans les temps récents, par leurs Saintetés Vasken I et Karekin I, par saint Jean Paul II et par Benoît XVI. Parmi les étapes particulièrement significatives de cet engagement œcuménique je rappelle la commémoration des Témoins de la foi au XXème siècle, dans le cadre du Grand Jubilé de l’année 2000 ; la remise à Votre Sainteté de la relique du Père de l’Arménie chrétienne saint Grégoire l’illuminateur pour la nouvelle cathédrale de Yerevan ; laDéclaration commune de Sa Sainteté Jean Paul II et de Votre Sainteté, signée ici dans la Sainte Etchmiadzin ; et les visites que Votre Sainteté a accomplies au Vatican à l’occasion d’importants événements et commémorations.

Le monde est malheureusement marqué par des divisions et des conflits, comme aussi par de graves formes de pauvreté matérielle et spirituelle, y compris l’exploitation des personnes, même d’ enfants et de personnes âgées ; et il attend des chrétiens un témoignage d’estime réciproque et de collaboration fraternelle, qui fasse resplendir devant toute conscience la puissance et la vérité de la résurrection du Christ. L’engagement patient et renouvelé vers la pleine unité, l’intensification des initiatives communes et la collaboration entre tous les disciples du Seigneur en vue du bien commun, sont comme une lumière resplendissante dans une nuit obscure et un appel à vivre dans la charité et dans la compréhension mutuelle même les différences. L’esprit œcuménique prend une valeur exemplaire aussi au-delà des limites visibles de la communauté ecclésiale, et représente pour tous un rappel fort à concilier les divergences par le dialogue et la valorisation de ce qui unit. De plus, il empêche l’instrumentalisation et la manipulation de la foi, parce qu’il oblige à en redécouvrir les authentiques racines, à communiquer, à défendre et à propager la vérité dans le respect de la dignité de tout être humain et d’une manière qui fait transparaître la présence de cet amour et de ce salut que l’on veut répandre. On offre de cette manière au monde - qui en a l’urgent besoin – un témoignage convaincant que le Christ est vivant et agissant, capable d’ouvrir toujours des voies nouvelles de réconciliation entre les Nations, les civilisations et les religions. On atteste et on rend crédible que Dieu est amour et miséricorde.

Chers frères, quand notre agir est inspiré et mû par la force de l’amour du Christ, la connaissance et l’estime réciproque grandissent, de meilleures conditions sont créées pour un chemin œcuménique fructueux et, en même temps, on montre à toute personne de bonne volonté et à la société tout entière une voie concrète qui peut être parcourue pour harmoniser les conflits qui déchirent la vie civile et creusent des divisions difficiles à guérir. Que Dieu Tout-Puissant, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, par l’intercession de Marie Très Sainte, de Saint Grégoire l’Illuminateur, « colonne de lumière de la Sainte Eglise des Arméniens », et de saint Grégoire de Narek, Docteur de l’Eglise, vous bénisse tous et toute la Nation arménienne et qu’il la garde toujours dans la foi qu’elle a reçue des pères et dont elle a glorieusement témoigné au cours des siècles.

 

Source : site internet du Vatican.

 

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Arte a consacré un documentaire de grande qualité sur les chrétiens d'Orient, rappelant qu'ils étaient là avant les musulmans :

"Minée par les persécutions, l’exil et le recul de ses droits, la communauté chrétienne va-t-elle disparaître du Moyen-Orient ? Un saisissant panorama de sa fragile condition dans cinq pays : l’Irak, la Syrie, la Turquie, l’Égypte et le Liban.

Au début du XXe siècle, un habitant du Moyen-Orient sur quatre était chrétien. Aujourd’hui, ils sont largement minoritaires (11 millions parmi 320 millions de musulmans).
Chaque année, des milliers d’entre eux sont massacrés, souvent  parce qu’on les assimile à un Occident qui, pourtant, ne les soutient guère. Peu à peu, ils disparaissent de la région qui a vu naître leur religion. Ils descendent en effet des premiers chrétiens qui fondèrent des communautés religieuses au cours du Ier siècle, quand l’Europe était païenne.
Au VIIe siècle, ils ont accompagné l’avènement de l’islam. Cet ample et passionnant documentaire explore leur fragile condition dans cinq pays : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Turquie et l’Égypte. D’une région à l’autre, leur position minoritaire les conduit souvent à s’allier au pouvoir en place en échange d’une protection incertaine."

Ce documentaire de 87mn peut être vu jusqu'au 16 juillet.

 

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Le Pape François a rencontré les autorités arméniennes lors du premier jour de son voyage apostolique en Arménie ce vendredi 24 juin. Après une rencontre privée avec le Président arménien Serge Sarkissian au Palais présidentiel, le Saint-Père a fait part de sa « grande joie de pouvoir être ici, de fouler le sol de cette terre arménienne si chère, de rendre visite à un peuple aux traditions antiques et riches, qui a témoigné avec courage de sa foi, qui a beaucoup souffert, mais qui est parvenu à toujours renaître. » Un an après le centenaire du massacre de Arméniens par les Ottomans, le Pape a répété le mot « génocide ».

Devant 240 invités du Corps diplomatique, des autorités politiques et de la société civile et culturelle arménienne, le Saint-Père a tenu a remercier le président arménien pour son invitation. Un échange après la venue, en avril 2015, du chef d’État, « avec leurs Saintetés Karekin II, Patriarche Suprême et Catholicos de Tous les Arméniens, et Aram I, Catholicos de la Grande Maison de Cilicie, et avec Sa Béatitude Nersès Bedros XIX, Patriarche de Cilicie des Arméniens, récemment décédé » pour la célébration solennelle dans la Basilique Saint-Pierre en « mémoire du centenaire du Metz Yeghérn, le "Grand Mal", qui a frappé votre peuple et a causé la mort d’une multitude considérable de personnes » a rappelé le Pape.

Il y a un an, c’est lors de cette commémoration que le Saint-Père avait qualifié de « génocide » le massacre des Arméniens par les Ottomans en 1915. Ce vendredi 24 juin, devant les autorités, le Pape a parlé d’une « tragédie », d'un « génocide » rendu possible par « d’aberrantes motivations raciales, idéologiques ou religieuses, qui ont enténébré l’esprit des bourreaux au point qu’ils se sont fixé le dessein d’anéantir des peuples entiers ».

Le Saint-Père a rendu honneur à tout le peuple arménien, et à sa fidélité à « la Croix », « même dans les moments les plus tragiques de son histoire ». « Cela révèle combien sont profondes les racines de la foi chrétienne et quel infini trésor de consolation et d’espérance elle contient » a souligné le Pape appelant à tirer les leçons de ce passé marqué par « la haine, le préjugé et le désir effréné de domination ». Le Pape le rappelle, « le peuple arménien a fait personnellement l’expérience » de la souffrance et la douleur, « il connaît la persécution ». Dénonçant « les projets de guerre, d’abus et de persécution violente » de ceux qui instrumentalisent le nom de Dieu, le Saint-Père a aussi insisté sur le sort des chrétiens aujourd’hui, qui « peut-être plus qu’au temps des premiers martyrs, sont discriminés à certains endroits et persécutés pour le seul fait de professer leur foi ».

C’est dans ce sens que le Souverain Pontife a encouragé l’Arménie « à ne pas priver la communauté internationale de sa précieuse contribution ». Il a par ailleurs exhorté les responsables politiques à rechercher toujours « la paix, la défense et l’accueil de ceux qui sont la cible d’agressions et de persécutions » à faire prévaloir le dialogue et la collaboration «en vue de construire un climat de confiance propice à la conclusion d’accords durables».

Alors que l’Arménie fête cette année le 25ème anniversaire de son indépendance, le Pape a invité les autorités arméniennes présentes à « faire mémoire des objectifs atteints et à se proposer de nouveaux buts vers lesquels tendre ». C’est un « moment spécial » a dit le Saint-Père, qui doit permettre de « recueillir et coordonner les énergies, en vue de favoriser un développement civil et social du pays, équitable et inclusif ».

Le Pape a enfin souligné le lien entre l’histoire de l’Arménie et son identité chrétienne, conservée au cours des siècles. « Cette identité, loin de faire obstacle à la saine laïcité de l’État, l’exige plutôt et l’alimente, en favorisant la citoyenneté participative de tous les membres de la société, la liberté religieuse et le respect des minorités. » Cette identité, source de cohésion du peuple, explique-t-il, doit permettre de « déterminer les voies utiles pour surmonter les tensions avec certains pays voisins » afin de faciliter « la réalisation de ces importants objectifs, en inaugurant pour l’Arménie une époque de vraie renaissance ». Une renaissance à laquelle l’Église catholique, « même en étant présente dans le pays avec des ressources humaines limitées » souhaite contribuer.

Dans son discours au Saint-Père, le Président arménien a vivement remercié le Pape pour cette visite historique. Un voyage « très attendu dans notre pays » a-t-il dit, insistant sur l’admiration du peuple arménien pour le Pape, dévoué « aux idées humanitaires et aux valeurs universelles de l'amour, de la paix et de la bonté, et avec votre souci constant pour les problèmes qui concernent les Arméniens ». Serge Sarkassian a tenu à approuver la devise officielle de ce 14e voyage apostolique, comme une « visite à la première nation chrétienne » et à saluer un voyage qualifié de « pèlerinage », ce qui atteste, a-t-il souligné, « du lien unique entre l'Église catholique romaine et l'Église apostolique arménienne ».

Source : Radio Vatican (BH).

Texte intégral du discours du Pape traduit en français ci-dessous.

VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS 
EN ARMÉNIE 

(24-26 JUIN 2016)

Rencontre avec les autorités civiles et avec le Corps diplomatique

Discours du Pape François

Palais présidentiel
Vendredi 24 juin 2016

 

Monsieur le Président,
Distinguées Autorités,
Illustres Membres du Corps Diplomatiques
Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un motif de grande joie de pouvoir être ici, de fouler le sol de cette terre arménienne si chère, de rendre visite à un peuple aux traditions antiques et riches, qui a témoigné avec courage de sa foi, qui a beaucoup souffert, mais qui est parvenu à toujours renaître.

« Notre ciel turquoise, les eaux limpides, le lac de lumière, le soleil d’été et d’hiver, la foire boréale, […] la pierre des millénaires, […] les livres caractérisés par le style, devenus prière » (Elise Ciarenz,Ode à l’Arménie). Voilà quelques images puissantes que l’un de vos illustres poètes nous offre pour nous éclairer sur la profondeur de l’histoire et sur la beauté de la nature de l’Arménie. Elles renferment en peu d’expressions l’écho et la densité de l’expérience glorieuse et dramatique d’un peuple et l’amour dévorant pour sa Patrie.

Je vous suis vivement reconnaissant, Monsieur le Président, pour les aimables paroles de bienvenue que vous m’avez adressées au nom du Gouvernement et des habitants de l’Arménie, et pour m’avoir offert la possibilité, grâce à votre courtoise invitation, d’échanger la visite que vous avez effectuée l’année dernière au Vatican, lorsque vous avez pris part à la célébration solennelle dans la Basilique Saint Pierre, avec leurs Saintetés Karekin II, Patriarche Suprême et Catholicos de Tous les Arméniens, et Aram I, Catholicos de la Grande Maison de Cilicie, et avec Sa Béatitude Nersès Bedros XIX, Patriarche de Cilicie des Arméniens, récemment décédé. À cette occasion, on a fait mémoire du centenaire du Metz Yeghérn, le ‘‘Grand Mal’’, qui a frappé votre peuple et a causé la mort d’une multitude considérable de personnes. Cette tragédie, ce génocide, a inauguré malheureusement la triste liste des effroyables catastrophes du siècle dernier, rendues possibles par d’aberrantes motivations raciales, idéologiques ou religieuses, qui ont enténébré l’esprit des bourreaux au point qu’ils se sont fixé le dessein d’anéantir des peuples entiers. Il est bien triste que – dans ce cas comme dans les autres – les grandes puissances regardaient ailleurs.

Je rends honneur au peuple arménien, qui, éclairé par la lumière de l’Évangile, même dans les moments les plus tragiques de son histoire, a toujours trouvé dans la Croix et dans la Résurrection du Christ la force de se relever et de reprendre le chemin avec dignité. Cela révèle combien sont profondes les racines de la foi chrétienne et quel infini trésor de consolation et d’espérance elle contient. Ayant devant nos yeux les résultats néfastes auxquels ont conduit, au siècle dernier, la haine, le préjugé et le désir effréné de domination, je souhaite vivement que l’humanité sache tirer de ces tragiques expériences la leçon d’agir avec responsabilité et sagesse pour prévenir les dangers de retomber dans de telles horreurs. Que se multiplient donc, de la part de tous, les efforts afin que dans les controverses internationales prévalent toujours le dialogue, la recherche constante et authentique de la paix, la collaboration entre les États et l’engagement assidu des organismes internationaux, en vue de construire un climat de confiance propice à la conclusion d’accords durables tournés vers l’avenir.

L’Église catholique désire collaborer activement avec tous ceux qui ont à cœur les destinées de la civilisation et le respect des droits de la personne humaine, pour faire prévaloir dans le monde les valeurs spirituelles, en démasquant ceux qui en souillent le sens et la beauté. À ce sujet, il est d’importance vitale que tous ceux qui déclarent leur foi en Dieu unissent leurs forces pour isoler quiconque se sert de la religion pour mener des projets de guerre, d’abus et de persécution violente, en instrumentalisant et en manipulant le Saint Nom de Dieu.

Aujourd’hui, les chrétiens en particulier, comme et peut-être plus qu’au temps des premiers martyrs, sont discriminés à certains endroits et persécutés pour le seul fait de professer leur foi, tandis que trop de conflits dans diverses régions du monde ne trouvent pas encore de solutions positives, en causant des deuils, des destructions et des migrations forcées de populations entières. Il est indispensable, par conséquent, que les responsables des destinées des nations prennent avec courage et sans tarder des initiatives visant à mettre fin à ces souffrances, en faisant de la recherche de la paix, de la défense et de l’accueil de ceux qui sont la cible d’agressions et de persécutions, de la promotion de la justice et d’un développement durable, leurs objectifs prioritaires. Le peuple arménien a fait personnellement l’expérience de ces situations ; il connaît la souffrance et la douleur, il connaît la persécution ; il garde en mémoire non seulement les blessures du passé, mais aussi l’esprit qui lui a permis, chaque fois, de prendre un nouveau départ. En ce sens, je l’encourage à ne pas priver la communauté internationale de sa précieuse contribution.

Cette année, on célèbre le 25ème anniversaire de l’indépendance de l’Arménie. C’est une heureuse circonstance pour laquelle il faut se réjouir et l’occasion de faire mémoire des objectifs atteints et de se proposer de nouveaux buts vers lesquels tendre. Les festivités à cette heureuse occasion seront d’autant plus significatives si elles deviennent pour tous les Arméniens, dans la Patrie et dans la diaspora, un moment spécial pour recueillir et coordonner les énergies, en vue de favoriser un développement civil et social du pays, équitable et inclusif. Il s’agit de veiller constamment à ne jamais manquer aux impératifs moraux d’égale justice pour tous et de solidarité envers les faibles et les moins nantis (cf. Jean-Paul II, Discours au départ de l’Arménie, 27 septembre 2001 :Insegnamenti XXIV, 2[2001], p. 489). L’histoire de votre pays va de pair avec son identité chrétienne, conservée au cours des siècles. Cette identité chrétienne, loin de faire obstacle à la saine laïcité de l’État, l’exige plutôt et l’alimente, en favorisant la citoyenneté participative de tous les membres de la société, la liberté religieuse et le respect des minorités. La cohésion de tous les Arméniens et l’engagement accru afin de déterminer les voies utiles pour surmonter les tensions avec certains pays voisins rendront plus facile la réalisation de ces importants objectifs, en inaugurant pour l’Arménie une époque de vraie renaissance.

 

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Légalisation de l'euthanasie :

Les évêques de l'Eglise Catholique-romaine au Canada témoignent courageusement

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Suite à l’entrée en vigueur de la loi encadrant l’aide médicale à mourir au Canada (cf.Aide Médicale à mourir : Au Canada, la loi C-14 est entrée en vigueur vendredi), les évêques catholiques ont déclaré : « Le meurtre a été légalisé au Canada ». Ils craignent « des abus, des dérapages, et des risques d’élargissement de la loi comme cela s’est produit dans d’autres pays ayant légalisé l’euthanasie ». Monseigneur Simard redoute notamment que « le droit à l’euthanasie devienne un devoir, et mette beaucoup de pressions sur les personnes âgées et les plus vulnérables ».

Mobilisé dès le début des travaux sur ce projet de loi, l’Eglise canadienne a rappelé à maintes reprises qu’elle n’était pas en faveur d’un acharnement thérapeutique, mais contre la légalisation de l’euthanasie (cf. Canada : Il est « périlleux » d’autoriser l’aide médicale à mourir, Euthanasie : Les évêques canadiens veulent se faire entendre , Euthanasie : Les évêques canadiens veulent se faire entendre). « De toute évidence elle ne compte pas baisser les bras », et montrera à présent que « ce qui est légal n’est pas forcément moral ».

Le Cardinal Thomas Collins a pour sa part « invité la société canadienne à s’interroger sur la différence fondamentale qui existe entre mourir et être tué ». Il rappelle que « la dignité de la personne ne peut-être réduite à son autonomie, à sa capacité à fonctionner selon des standards de prestation ».

 

Sources : Gènéthique.org (23/06/2016) - Radio Vatican (22/06/2016).

 

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http://www.citoyens-et-francais.fr/

L'après-Brexit déterminera l'impact économique de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne que les Britanniques ont votée jeudi. Florian Mayneris, professeur à l'Institut de recherches économiques et sociales de l'UCL, identifie trois options pour les futures relations commerciales.

Premièrement, la Grande-Bretagne pourrait décider de couper tous les liens et d'en revenir à des relations régies par l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Pour les entreprises britanniques, le rapport avec le marché européen serait alors le même qu'avec les Etats-Unis ou le reste du monde.

Espace économique européen (EEE)
Deuxièmement, le Royaume-Uni pourrait décider de devenir membre de l'Espace économique européen (EEE). Le pays ferait alors partie du marché commun au même titre que la Norvège. Mais cette option est sous condition: les membres de l'EEE doivent accepter les libertés de circulation défendues par l'UE, soit celles des biens, des capitaux, des services et... du travail, ce qui empêcherait les Britanniques de limiter l'immigration.

Traité bilatéraux
La troisième option se situe à mi-chemin entre les deux premières. Il s'agit de conclure des accords de libre-échange ou des traités bilatéraux avec l'Europe, comme le fait la Suisse. Un bémol à cette forme d'association à la carte: l'accord de libre-échange des Helvètes concerne uniquement les biens et non les services.

Meilleure solution
D'un point de vue économique, la meilleure solution est le modèle norvégien, selon Florian Mayneris. Cette possibilité permettrait en effet de limiter les coûts au commerce.

Impact sur l'économie belge
"Les entreprises belges seraient plus exposées à mesure que l'éloignement de la Grande-Bretagne devient radical", selon le spécialiste. "Même s'il y a des pertes dans chaque cas de figure. Ces pertes sont d'ailleurs plus importantes au Royaume-Uni qu'au sein de l'Union européenne."

source

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ഓർത്തോഡോസ് സുറിയാനി സഭയുടെ ആരാധന വർഷത്തെയും ,പെരുന്നാളുകളെയും ക്രെമീകൃതമായും വേഗത്തിൽ മനസിലാക്കി ഭക്തിയോടും ചിട്ടയോടും കൂടെ ആചരിക്കുക എന്ന ഉദ്ദേശത്തോടു കൂടെ മലങ്കര ഓർത്തോഡോസ് സുറിയാനി സഭയുടെ അഹമ്മദ്ബാദ് ഭദ്രാസന അധിപൻ അഭി.ഡോ ഗീവര്ഗീസ് മാർ യൂലിയോസ്‌ മെത്രാപോലീത്ത തിരുമാനസിന്റെ നേതൃത്വത്തിൽ തയ്യാറാക്കിയ ആരാധന കലണ്ടറിനെ അഭി .തിരുമനസ്സുകൊണ്ട്‌ അറ്റലാന്റ ജോയ് ടി .വി ചാനൽ 21 ൽ സ്റ്റുഡിയോയിൽ നിന്നു വിശ്വാസികൾക്ക് പരിചയപ്പെടുത്തുന്നു ..
കടപ്പാട് .റെവ .ഫാ ജോൺസൺ പുഞ്ചക്കോണം

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മലങ്കര സഭ കാണിച്ച സ്നേഹത്തിനും പ്രാർഥനക്കും നന്ദി പറഞ്ഞു പരി.പാത്രിയര്കിസ് ബാവ ..
മലങ്കര ഓർത്തോഡോസ് സുറിയാനി സഭയുടെ പരമാധ്യക്ഷനും കിഴക്കിന്റെ പരമോന്നത കാതോലിക്കയും ,മലങ്കര 
മെത്രാപോലീത്തയുമായ പരി.മോറോൻ മാർ ബസേലിയോസ് മാർത്തോമാ പൗലോസ് രണ്ടാമൻ ബാവയുമായി ദമസ്കോസിൽ നിന്നു ഫോണിൽ സംസാരിച്ചപ്പോഴാണ് പരി . മോറോൻ മാർ ഇഗ്നാത്തിയോസ് അപ്രേം കരിം രണ്ടാമൻ പാത്രിയര്കിസ് ബാവ മലങ്കര സഭ കാണിച്ച സ്നേഹത്തിനു നന്ദി പറഞ്ഞത് ..ഇപ്പോൾ സ്ഥിതി നിയത്രണ വിധേയമാണെന്നും തുടർന്നും ആഗോളതലത്തിൽ നടക്കുന്ന ഭീകര ആക്രമണത്തിനും ,അസമാധാനത്തിനും എതിരെ പ്രേവര്തിക്കുമെന്നും പരി .പിതാവ് അറിയിച്ചു ..ഭീകര ആക്രമണത്തിൽ നിന്നു രക്ഷപെട്ട പരി .പാത്രിയര്കിസ് ബാവയ്ക്ക് മലങ്കര സഭയുടെ പ്രാർത്ഥനയും പിന്തുണയും അറിയിച്ചു കൊണ്ടു പരി .കാതോലിക്കാ ബാവ സന്ദേശം അയച്ചിരുന്നു .

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

Au Monastère Syriaque de

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en

semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine

tous les :

*22 et

*29 du mois)

 

 

 

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DU 29 JUIN AU DIMANCHE 3 JUILLET

 

RETRAITE SPIRITUELLE DE GUERISON ET DE

 

DELIVRANCE  

 

"DANS ET PAR l'EGLISE DU CHRIST FONDEE SUR

 

LES SAINTS APÔTRES"

Afficher l'image d'origine

 

*Tous les jours Offices et Messes (Qurbano) avec enseignements réception et prières individuelles sur les retraitants.

 

Inscrivez-vous !

(Adresse ci-dessous)

 

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*29 Juin, Fête des Saints Pierre et Paul

 

*30 Juin, Fête des Saints Apôtres

 

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*Dimanche 3 Juillet:

 

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

et aux Saints du Kerala.

 

 

St Abraham Koorilose Bava,priez pour nous!

10h30, Messe suivie  du repas fraternel,

possibilité de recontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

St Gregorios de Parumala, priez pour nous !

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 2 Juillet  à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, June 5:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

 

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

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Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

LE COIN DU CATECHISME ET...

 

DE

 

 

LA TRANSMISSION FAMILILE...

 

Coloriage:

 

Parabole du Grain de Sénevé 

 

 

Il leur proposa une autre parabole :

« Le royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a semée dans son champ.

C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches ».

Il leur dit une autre parabole :

« Le royaume des cieux est comparable à du levain qu’une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé ».

Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles, accomplissant ainsi la parole du prophète :

-c’est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.

Alors, laissant la foule, il vient à la maison.

Ses disciples s’approchèrent et lui dirent :

« Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ ».

Il leur répondit :

« Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.

L’ennemi qui l’a semée, c’est le démon ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.

Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal, et ils les jetteront dans la fournaise :

-là il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles qu’il entende ! »

Comment guérir de ce qui nous paralyse intérieurement ?

Sermon sur la guérison du paralytique

 

 

 
Sermon sur le miracle de la guérison du paralytique. (La foule bloque la porte d’une maison où Jésus se trouve, les amis du paralysé font un trou dans le toit pour le faire descendre auprès de Jésus. Il lui dit « tes péchés sont pardonnés », cela scandalise une partie de l’assemblée car en pardonnant les péchés, il se met à l’égal de Dieu, qui seul pouvait pardonner les péchés. Il leur répond qu’après avoir fait une chose difficile (pardonner), il va en faire un facile, faire que le paralysé se remette à marcher.
Ce qui nous paralyse.
Il arrive un moment où nous n’arrivons plus à supporter les hypocrites, menteurs et calomniateurs qui s’avancent avec un habit d’agneau.
L’injustice me fatigue psychologiquement, elle fait que je deviens comme le paralysé de l’Evangile. Nous qui sommes modelés par le péché, nous sommes faibles. Il ne s’agit pas d’un péché transmis par le sang (mais d’une contagion venue du monde). Le péché qui (me) vient de la société me pousse à détester même mon père et ma mère.
Les causes du mal.
Nous sommes attaqués par les forces invisibles du mal. Aujourd’hui on dit (trop souvent) que nos problèmes sont psychologiques, on vous envoie chez le psy ou à l’hôpital Sainte Anne, mais il y a aussi l’esprit du mal qui profite de la fragilité des émotions humaines.
Le péché subi.
On a en nous un homme ancien, pourri et paralysé par le péché. Je constate que je fais le mal que je ne voudrais pas faire et que je ne fais pas le bien que je voudrais faire (Saint Paul).

 

Notre participation au péché.
L’homme ancien qui est en nous est séduit par le péché contre l’intelligence et la sagesse de Dieu qui se manifeste au plus haut point dans la miséricorde.
On n’a pas en nous la force de pardonner à nos persécuteurs, qu’il s’agisse de gens comme ceux de Daesh ou d’autres. Comment pouvons-nous pardonner ce qui est impardonnable, comme les décapitations par exemple ?
Par le pardon, vers la guérison.
Humainement j’ai le droit de détester celui qui me fait du mal, mais Dieu est venu parmi nous pour nous donner la force et la capacité d’aller plus loin et de pardonner.
Je peux subir la paralysie psychologique que me transmettent les autres, mais j’ai la responsabilité de laisser mon âme être paralysée elle aussi. Par le péché, je me persécute moi-même. Je n’ai donc pas à avoir peur de ceux qui ont le pouvoir de paralyser le corps, mais de ce qui peut paralyser mon âme. La guérison que Jésus apporte et anticipe la résurrection de notre âme et de notre corps.
Vers une re-naissance.
On a aussi en nous un homme nouveau re-né par la force de l’amour et de la miséricorde.
Par Jésus nous avons le pouvoir d’être enfants de Dieu. Il me fait devenir plus fort car ma vie n’est pas terminée avec mon corps. Ma vie est une âme et un corps fait pour la résurrection. Mon corps peut être torturé, mais il est comme le grain de blé qui meurt et qui va ressusciter.
Vers la vraie guérison.
Beaucoup vivent leur relation à Dieu comme une panique, dans la demande d’une guérison qui nous permette de vivre comme avant.
La guérison matérielle est le signe extérieur d’une guérison intérieure. Jésus nous donne en nous un royaume qui ne dépend pas de la mollesse de notre condition humaine.
Dieu ne guérir pas tout le monde (matériellement). Il me dit « Mon fils, le bonheur de la vie est en toi ; j’ai guéri la paralysie de ton âme ».
Par cette guérison intérieure, nous n’avons plus peur de la persécution de notre corps.
Pour recevoir cette guérison, on a besoin de beaucoup de rencontres avec Dieu.
 
Aujourd’hui, on voudrait guérir le paralytique loin de Jésus alors que Dieu nous donne l’Esprit Saint pour qu’il guérisse les paralysies de nos âmes, pour que nous soyions dans le dynamisme de la vie divine.
 
Image Site Vasari
 
Sermon du 8 mars 2009.
Il n'y a pas eu de guérison d'un paralytique à Capharnaüm. Ou plutôt, Le paralytique guéri dans cette maison au toit percé, c'est notre âme.
 
La maison où l'on ne peut rentrer tellement la foule est compacte c'est l'Eglise,
Le toit qu'il faut percer pour arriver quand même au vrai médecin ce sont les obstacles et les blocages qui obstruent notre vie spirituelle.
Jésus commence par libérer le paralytique de ses péchés, et du poids de ses manquement passés
Il le libère ensuite de la paralysie.
Cela peut être celle de ses jambes,
mais la paralysie qui touche nos âmes est plutôt celle notre volonté.
 
Obéissant au Christ, le paralysé prend alors son brancard et s'en retourne chez lui
Cette civière qu'il faut porter c'est notre croix.
Mais cette croix n'est pas la somme des choses désagréables et des maux que nous subissons.
Cette croix, ce sont les responsabilités que nous reçevons; de père, de professeur, de prochain d'un pauvre qui demande etc ...
 
 

(Source: Site de la

 

 
Abbé Michel Lambert
Recteur de la basilique de Domremy (juin 2008 - mars 2016)
1. REDÉCOUVRONS NOTRE PASSÉ
 1412 

Sainte Jeanne d’Arc, des accusations d’hérésie à la canonisation triomphale

 

Née au XVe siècle dans une famille catholique du village de Domremy (Vosges), le destin de Jeanne d’Arc, guidée par « ses voix » pour sauver la France des Anglais, est absolument exceptionnel. Qualifiée d’hérétique par ses ennemis, condamnée injustement et brûlée vive sur le bûcher, la jeune femme sera finalement reconnue comme une grande sainte, qui estaujourd’hui patronne secondaire de la France.

Jeannette, comme on l’appelait au village de Domremy, est née le 6 janvier 1412 dans le foyer d’Isabelle Romée et Jacques d’Arc, au cœur d’une France dévastée par la guerre de Cent Ans. Depuis Azincourt et le traité de Troyes (1420), il y a en effet « grande pitié au Royaume de France » qui subit une double monarchie au profit de l’Angleterre. La date de la naissance de Jeanne reste approximative. Elle-même ne la connaissait pas exactement : lors de son procès elle déclarera avoir 18 ou 19 ans mais être née lors d’une nuit d’Épiphanie. Elle est l’aînée et voit la naissance de trois frères et d’une sœur.

Son père, Jacques, est laboureur ce qui laisse penser que sa famille est « aisée » pour l’époque. Elle possède aussi quelques bêtes. Sa mère, Isabelle, vient du village voisin de Vouthon dans la Meuse. Son patronyme, Romée, donne à penser que des membres de sa famille ont fait pèlerinage vers Rome à une certaine époque.

Jeannette vit dans la petite maison familiale près de l’église du village, celle où elle a été baptisée dès sa naissance. Elle passe beaucoup de temps dans l’édifice religieux où elle aime entendre sonner les cloches qui lui indiquent les heures lorsqu’elle n’est pas à la maison. Dès sa plus tendre enfance, elle apprend de la bouche de sa maman les prières et affirmera plus tard qu’elle tient de sa mère tout ce qu’elle sait sur la religion. [...]

(Source: "Marie de Nazareth")

 

Lire la suite du récit

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,5-17.

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : 
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » 
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » 
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. 
Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » 
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. 
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, 
mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » 
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri. 
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. 
Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. 
Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, 
pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : ‘Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.’

Par Saint Ephrem le Syrien:

 

La piscine du baptême nous donne la guérison

Descendez, frères, et dans les eaux du baptême revêtez l’Esprit Saint ;

unissez-vous aux êtres spirituels qui servent notre Dieu.

Béni soit Celui qui a institué le baptême pour le pardon des enfants d’Adam !

Cette eau est le feu secret qui marque son troupeau d’un signe, avec les trois noms spirituels qui épouvantent le Mauvais (cf Ap 3,12)… 

Jean attesta de notre Sauveur :

« Il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu » (Mt 3,11).

Voici ce feu et l’Esprit, mes frères, dans le baptême véritable.

Car le baptême est plus puissant que le Jourdain, ce petit ruisseau ; il lave en ses flots d’eau et d’huile les péchés de tous les humains. Élisée, s’y prenant sept fois, avait purifié Naaman de sa lèpre (2R 5,10); le baptême, lui, nous purifie des péchés cachés en l’âme.

Moïse avait baptisé le peuple dans la mer (1Co 10,2), sans pouvoir pourtant laver son cœur au-dedans, souillé qu’il était par le péché.

Maintenant voici un prêtre, semblable à Moïse, lavant l’âme de ses taches, et avec l’huile il marque d’un sceau les agneaux nouveaux pour le Royaume…

Par l’eau qui a coulé du rocher la soif du peuple a été calmée (Ex 17,1s) ; voici, par le Christ et par sa fontaine, la soif des nations étanchée…

Voici que du côté du Christ coule une source qui donne la vie (Jn 19,34) ; les peuples assoiffés y ont bu et en ont oublié leur peine.

Versez Votre rosée sur ma faiblesse, Seigneur ; par Votre sang pardonnez mes péchés. Que je sois ajouté au nombre de Vos saints, à Votre droite.

 

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Si ce n'est simplement que par habitude que vous allez chez le Médecin, vous n'en recevrez pas de guérison.

Le Tout-miséricordieux attend de l'amour de la part de celui qui vient vers Lui, et si le demandeur vient avec amour et larmes, il reçoit librement le présent du pardon.

 

Преподобный Ефрем Сирин

PRIERE POUR LA GUERISON DE L'ÂME

De Saint Ephrem le Syrien: 

Rétablissez-moi, ô Seigneur, et je serai guéri!
 
Ô médecin Qui seul êtes sage et miséricordieux, je supplie Votre bienveillance: guérissez les blessures de mon âme et illuminez les yeux de mon esprit, afin que je puisse comprendre ma place dans Votre dessein éternel! 

Et si mon cœur et mon esprit ont été défigurés, que les restaure Votre grâce, car elle est comme le sel véritable dont parle Votre Evangile.
 
Que Te dirai-je, ô grand connaisseur du cœur Qui sonde le cœur et l'intérieur des hommes? 

En effet, Vous savez que, comme une terre sans eau, mon âme a soif de Vous, et que mon cœur soupire après Vous.
 
Or Votre grâce a toujours rassasié ceux qui Vous aiment.
 
Ainsi, comme Vous m'avez  toujours entendu l'affirmer, à présent, ne dédaignez pas ma prière.